Congo : Un homme englouti dans une tombe en voulant déterrer un crâne à Ngouedi

Congo : Un homme englouti dans une tombe en voulant déterrer un crâne à Ngouedi

Congo : Un homme englouti dans une tombe en voulant déterrer un crâne à Ngouedi

Une scène surréaliste qui dépasse l’entendement des populations du département de la Bouenza (sud). C’est bien au fond d’une tombe qui se trouve à Ngouedi, qu’un homme, la quarantaine révolue, a été retrouvé mort dans une position peu commune et que son identité n’est pas encore connue.

Qu’est-ce qu’il voulait faire avec le crâne d’un cadavre déjà en décomposition et enterré depuis 5 ans ? Cet homme avait-il des intentions mystiques ? On ne le saura jamais, puisqu’il en est mort.

C’est dans la journée de mercredi que les habitants de Ngouedi ont découvert le corps sans vie du jeune homme dont une partie était engloutie dans la tombe.

Selon les rumeurs, le crâne que ce pilleur de tombe communément appelés au Congo-Brazzaville « Midjoulas, déterreurs, chasseurs de pièces détachées… » voulait prendre nuitamment, est sans doute destiné à des pratiques rituelles qui sont très courantes dans la région et même dans le pays.

Selon diverses sources, cette pratique a pour objectif d’obtenir des parties du corps servant à la fabrication d’amulettes. Les ritualises qui sont également appelés chasseurs de têtes, à la demande d’herboristes, partent à la recherche des parties de corps humains pour préparer diverses potions magiques.

En raison de la croyance, ces rituels selon eux, apportent richesse, chance, pouvoir, puissance, et que les amulettes ont une réputation de rendre la personne qui la possède invincible et à l’abri de la maladie, des accidents, des faillites d’entreprises et des attaques nocturnes.

Beaucoup de congolais ont versé dans l’idéologie de marchandisation de la mort ou de toute autre vie assassinée. Jamais la vente des « pièces détachées » ou « l’or blanc » disons mieux des membres du corps humain n’aurait été autant prisée que de nos jours.

L’on observe çà et là un intérêt accru pour les cadavres via la profanation des corps humains inertes dans les morgues voire des tombes dans les cimetières du pays. Ces nombreuses profanations mettent en exergue « un véritable marché occulte et illégal de production et de vente du corps humain sous forme de « pièces détachées ».

Ce grand marché des parties du corps humain dénommée improprement « pièces détachées » telles que les cheveux, les fémurs, les mains, le cœur, le foie, le crane, le clitoris, le pénis, les testicules, les phalanges, les langues etc. est destiné à alimenter des filières entières de magies noires, des fétichismes et d’autres pratiques maraboutiques instituant la mort d’êtres humains comme source principale de sa propre puissance.

Au Congo, ce marché de la mort s’est constitué en un vaste réseau mercantile digne d’être qualifié de capitalisme de l’occultisme dans le registre duquel le récent vol du corps à la morgue municipale de Brazzaville en mars dernier trouve sa probable grille de lecture.

«Corps ebima », « Sortez le corps », lançait en chœur la famille et autres badauds présents à la morgue municipale de Brazzaville.

L’enterrement programmé ce jour-là, n’a pu avoir lieu, faute de cadavre. D’où le courroux de la famille.

Les responsables de la morgue, incapables de répondre à la famille cruellement sinon doublement éprouvée, ont appelé la police pour sécuriser les lieux et maîtriser la foule en effervescence.

Jack MAÏSSA / Les Echos du Congo Brazzaville

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