Congo – Transport en commun : l’inquiétude gagne les usagers à la veille de la rentrée des classes

la Société de transport urbain public (STUP)

La Société de transport urbain public (STUP)

À trois semaines du début des cours, la population à Pointe-Noire s’interroge sur l’imminente reprise des activités de la Société de transport urbain public (STUP), arrêtées il y a plus d’une année.

La faillite de la STUP a redonné, depuis, libre cours aux caprices des contrôleurs et conducteurs des bus et mini bus privés. Une situation qui inquiète la population, à l’orée de la reprise des cours. « Bientôt la rentrée des classes aura lieu mais rien ne présage l’imminente reprise de la société de transport public urbain et cela risque d’exposer une fois de plus les passagers aux anciens caprices des transports en commun privés », entend-on dire.

La reprise des activités de la STUP n’est pas du tout certaine. En effet, lors d’une séance de questions orales avec débat au gouvernement, le ministre de l’Economie, de l’industrie et du portefeuille public déclarait devant l’Assemblée nationale que cette société avait eu 92 millions de recettes en novembre 2017, alors que ses dépenses s’élevaient à 203 millions, avec plus de 110 millions de gap. Et en décembre de la même année, ces recettes étaient de 75 millions tandis que les dépenses étaient estimées à 267 millions. Ainsi donc en trois mois d’exercice, la STUP a engagé plus de 430 millions de déficit et plus de trois millions de dette envers les fournisseurs de carburant et pièces détachées.

Pour la population, l’Etat a tout le pouvoir de relancer cette société en sollicitant le recours des partenaires économiques divers. « Même en pleine année scolaire, l’Etat pourrait faire de son mieux pour que la société STUP redémarre tant bien à Brazzaville qu’à Pointe-Noire. L’Etat est conscient des calvaires que vivaient des élèves, étudiants et travailleurs avant la mise en service de cette société », soutient une certaine opinion.

A l’avènement de la STUP, « Les Dépêches de Brazzaville » écrivaieent le 6 janvier 2015, dans la rubrique « Fait du jour » : « Une chose est évidemment de doter Brazzaville et Pointe-Noire de bus de transport en commun, une autre chose est d’en assurer la pérennité par un bon management : par le passé, les deux villes avaient expérimenté avec des fortunes diverses des sociétés de ce type, la société des transports de Brazzaville (passée ensuite à société des transports urbains de Brazzaville ; STB et STUB), puis société des transports de Pointe-Noire (STPN). La gestion de celles-ci avait été critiquée avec pour résultat la mise de la clé sous le paillasson pour les deux entreprises ». Est-ce la même chose qui revient ? 

Faustin Akono

Adiac-Congo

Adiac-Congo

L’Agence d’information d’Afrique Centrale



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