Congo – Tourisme et prostitution : Levée de voile sur les Cataractes du Djoué

Congo – Tourisme et prostitution : Levée de voile sur les Cataractes du Djoué

Un site que les Brazzavillois fréquentent notamment les week-ends. « Les Cataractes » sont réputés pour le calme qui y règne, leur beauté, le spectacle et les opportunités qu’ils offrent : baignade, restaurants-bars et barbecues.

Mais le site a aussi un côté méconnu : la présence des prostituées qui y écument avec des services à la clé. Cachées sous l’herbe, elles attendent impatiemment leurs « clients ». Le passage étant garanti à des prix abordables, les hommes s’y pressent.

Ces femmes, aux corps bien moulés dans leurs jupons, prennent régulièrement les pistes et les sentiers battus. Rien que leur déhanchement est une invite. Certaines d’entre elles avouent faire de bonnes recettes soit environ 20 mille francs Cfa par jour. «Nous avons fidélisé certains clients. Quand ils n’ont même rien, nous leur offrons nos services à crédit», a confié l’une d’elles qui a requis l’anonymat. Elle ajoute que «malgré la rupture, les gens viennent quand même faire l’amour. Ils en ont besoin. »

Face aux critiques, ces femmes ont une répartie imparable. «Je ne sais pas ce que je peux vous dire présentement. Nous n’avons pas d’emploi. Moi, je suis mariée. Je vis avec quelqu’un. Ce métier que je fais, c’est sur autorisation de mon mari. Lui, il ne travaille plus. La compagnie avait fermé. Aujourd’hui, je n’ai pas eu grand-chose ; les clients ne sont pas venus assez. Quand je finis ici, je vais aller à un autre endroit à Ouenzé où d’autres clients m’attendent. J’espère que là-bas j’aurai quelque chose», a indiqué une autre.

Une activité « protégée »

Ces femmes qui se prostituent dans les Cataractes sont enregistrées et reconnues par le Commissariat central du Djoué. Aux heures du soir, une Toyota de type BJ de la police passe ramasser l’argent à partir de 3000 FCFA par prostituée. Et si une prostituée ne s’acquitte pas de cette obligation, elle est embarquée dans le véhicule.

Cet endroit de plaisir est aussi pris d’assaut par de vrais passionnés du cœur et du sexe : des jeunes qui manquent d’argent ou de logis. «On se croirait en Occident. Parfois, on y trouve aussi des gens qui tournent des films pornographiques. Un endroit devenu très célèbre en la matière», a confié un habitué des lieux.

Pendant que les uns partagent une partie de plaisir, les autres sont assis de l’autre côté sous les parasoleils, autour des tables, en train d’observer l’eau des « rapides », ces chutes occasionnées par un entassement de grosses pierres. «Nous venons ici parce que nous avons eu une semaine chargée. Ça nous fait du bien d’être ici. Nous sommes entre amis, avec nos partenaires et nous oublions un peu les tracasseries professionnelles. A la fin, nous rentrons détendus», a expliqué Marcelin Mikala.

Un site prisé pour les belles prises de vues prises qu’il garantit. Faute de plage à Brazzaville, c’est ici que les citoyens de la ville convergent. Le spectacle du week-end est identique à celui des sites balnéaires : des femmes en maillot de bain, des hommes en culottes, etc. «Cette ambiance décontractée et très amusante fait penser à la plage des côtes sauvages à Pointe-Noire», a ironisé Mikala.

© 242infosnet


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1 comment

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  1. Nathille
    Nathille 1 juillet, 2017, 12:43

    c’est quoi le but de l’article ? faire la pub aux prostituées ?

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