home Politique Congo : Siméon Mobondé dénonce un procès politique dans l’affaire des « Kata-Kata »

Congo : Siméon Mobondé dénonce un procès politique dans l’affaire des « Kata-Kata »

Image d’archive|L’ancien maire de Ouesso, Siméon Mobondé
Image d’archive|L’ancien maire de Ouesso, Siméon Mobondé

L’ancien maire de Ouesso a jugé illégale son arrestation le 22 mai 2013 à Pointe-Noire.  Le prévenu comparaissait en compagnie de neuf autres accusés dans l’affaire des «Kata-Kata» (sacrifices humains).

Très attendu par les populations congolaises, la première journée du procès de l’affaire des «Kata-Kata» a été consacrée à l’enquête de personnalité des douze accusés. Seuls neuf ont comparu parce qu’un des mis en cause avait trouvé la mort et l’autre s’était évadé.

Présidée par Christophe Bienvenu Babela, le premier président de la Cour d’appel de Ouesso, le procès a concerné certains aspects de l’affaire à l’audience solennelle.

«Il s’agit d’un contexte douloureux. Il faudra revenir sur des évènements qui sont douloureux, mais nous devons, les uns et les autres, faire l’effort de  surmonter. C’est un dossier lourd qui a commencé par la police, la gendarmerie et le juge d’instruction avant d’être porté à la cour criminelle. Nous pouvons dire que nous sommes allés un peu très vite pour une affaire où il y avait onze accusés, en deux ans. Il vaut mieux plusieurs criminels en vie qu’un innocent mort», a expliqué le juge.

A la suite du magistrat Babela, Me Isaac Ondzé, greffier en chef de la Cour d’appel de Ouesso  a rappelé les chefs d’accusation retenus contre les mis en cause. Ainsi, Siméon Mobondé, Benjamin Sounga Bita, Michel Nganda Manenga, Patrice Bangondzo, Oko-Atipo, Emery Christian Sassa Mouna, Vanny Sosthène Etsoa «Asta Guerra», Abel Madomowé, Jean Lambo, Alphonse Moboma et Gaston Mboloko (évadé) sont poursuivis pour association des malfaiteurs, assassinat, pratiques de charlatanisme, complicité d’assassinat et recel.

L’accusation précise que l’ancien maire de Ouesso avait pris contact avec Vanny Sosthène Etsoa à qui il avait exprimé son intention d’être ravitaillé en sang humain à des fins qui lui étaient purement personnels et qu’il n’a jamais révélé à son interlocuteur. A la livraison, chacun des individus qui exécuteraient la mission, devrait être rémunéré à hauteur de 15 000 FCFA.

C’est alors que Sosthène Etsoa informe Madomowé Abel. Les deux hommes vont ensuite recruter  des hommes de mains pour constituer la bande dite «Kata-Kata». Selon la justice, ils auraient assassiné plusieurs personnes, surtout les femmes entre 2012 et 2013.

Mais Siméon Mobondé, ancien maire de Ouesso de 2008 à 2013, membre du comité central du Parti congolais du travail (PCT) ne reconnait pas les faits et dénonce un complot politique ourdi contre sa personne.

«Si j’étais dans les pratiques fétichistes, je ne devrais pas me retrouver ici parce que les loups ne se mangent pas. Je ne regrette pas, le pouvoir c’est Dieu qui le donne. Je me remets à Dieu car rien ne peut se faire sans sa volonté. Je gérais la mairie, mais c’est un chemin de croix», a-t-il déclaré, en réponse à une question de la cour estimant qu’en politique, tous les coups sont permis.

Il sera ensuite révélé à la Cour criminelle que l’ancien Maire de Ouesso est un pasteur de l’église Liloba na nzambé.

Les audiences se poursuivent mercredi et le verdict est attendu d’ici le week-end.

(AVEC OEILDAFRIQUE)

 

TAGS:
Photo du profil de Oeil D'Afrique

Oeil D'Afrique

Site panafrician. Journal en ligne avec des correspondants dans les grandes villes africaines.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Aller à la barre d’outils