Congo – Santé : Les Français au chevet du Centre hospitalier universitaire de Brazzaville

 

Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville

Renforcer la gouvernance hospitalière, tel est l’objectif du projet d’établissement du CHU-B (Centre hospitalier universitaire de Brazzaville) en cours de finalisation. Il fait partie d’un vaste projet sur ce centre qui financé dans le cadre de la remise de la dette du Congo par la France. Le projet est financé par l’Agence française de développement (AFD) à hauteur de 10 millions d’euros et comprend : un volet travaux de 9 millions d’euros piloté par l’Agence française de développement et les autorités congolaises et un volet  «renforcement de la gouvernance hospitalière» de 1 million d’euros dont Expertise France assurera la coordination et la mise en œuvre.

A ce titre, Expertise France a mobilisé l’expertise technique de l’Assistance publique des hôpitaux de Paris pour la réalisation d’un projet d’établissement dont la présentation a été faite le jeudi 19 octobre 2017.

A rappeler que le volet «renforcement de la gouvernance hospitalière du projet» comprend plusieurs composantes: formation des cadres de santé et des cadres de direction de l’établissement, la réalisation d’un projet d’établissement, la formation à l’échelle nationale de 30 gestionnaires d’établissements hospitaliers, etc.

Présentant l’économie du projet d’établissement, Gilles Brucker, professeur de santé publique à Paris, a précisé qu’ils ont, dans un premier temps, analysé la situation du CHU-B et ses besoins. «De cette analyse, on a constaté que l’hôpital vit à près de 90% de la dotation de l’Etat», a-t-il dit, en expliquant le projet.

 

Pour améliorer sa situation financière, il a estimé que le CHU-B doit aujourd’hui dégager des recettes propres. «Il y a beaucoup de choses qu’il faut moderniser et ordonner. L’hôpital a vieilli et en vieillissant, il a connu des difficultés liées à son infrastructure. Le bâtiment a un problème de difficulté d’accès à l’eau. On ne peut pas rêver faire de la médecine de haut-niveau, si la base n’est pas assurée. Donc, il faut un véritable plan de rééquipement sur un certain nombre d’éléments de base pour renforcer la qualité, la sécurité et l’hygiène pour les soins. L’élément moteur de ce changement doit être l’exigence de qualité et de sécurité de soins qui doit être fait par un personnel formé dont les compétences et la qualification ont été actualisées avec du matériel disponible, une organisation de soins et un environnement qui soient dignes d’un vrai CHU».

Le projet d’établissement prévoit la création de certaines structures qui n’existent pas au CHU-B. En outre, il s’agit aussi, selon lui, «de prendre en compte les problèmes majeurs de la naissance, des personnes âgées, notamment les insuffisances rénales chroniques, à travers les hémodialyses qui permettent aux patients de vivre. Or, l’hémodialyse n’existe pas au CHU-B. Donc, il faut la mettre en place. Prendre en compte les cancers du sein et du col de l’utérus, développer la radiothérapie et réorganiser les soins par le développement des hôpitaux du jour. Réduire le nombre de lits conventionnels qui existent actuellement et ouvrir les places du jour pour développer l’ambulatoire.»

Ce projet de restructuration, en collaboration directe avec la direction générale du CHU-B et le ministère de la Santé et de la population, est porté par «l’Equipe France», qui comprend l’Agence Française de Développement, Expertise France et l’ambassade de France près la République du Congo.

Cyr Armel
YABBAT-NGO  

 



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