Congo – Santé : Le vice-premier ministre se saisit du dossier du CHU de Brazzaville

Le vice-premier ministre Firmin Ayessa|©DR

Le vice-premier ministre Firmin Ayessa tiendra mercredi une réunion de travail avec l’intersyndicale du CHU de Brazzaville, ainsi que la direction dudit établissement. La recherche des solutions pour mettre fin à la grève qui y est observée sera au centre de ladite réunion.

En temps normal, le CHU de Brazzaville travaille à flux tendu, en dépit de l’existence des autres hôpitaux de référence, tels l’hôpital Central des Armées Pierre Mobengo, l’hôpital Blanche Gomez ou les centres hospitaliers de Makélé-kélé et de Talangaï.

En dépit du service minimum mis en place au CHU de Brazzaville, eut égard à la grève qui affecte l’établissement sanitaire, la situation demeure catastrophique pour les malades habituellement accueillis dans le plus grand hôpital du pays. Désormais, le péril guette.

Si l’hôpital Central des Armées Pierre Mobengo peut se hisser à la dimension du CHU en matière de dispense de soins ainsi que des infrastructures sanitaires, les centres hospitaliers de Makélé-kélé et de Talangaï évacuent par contre les cas jugés graves au CHU. Désormais, cela n’est plus possible, au grand désarroi des familles qui assistent impuissantes aux décès des malades qui s’éteignent quasiment dans leurs bras, faute de soins appropriés.

Depuis le durcissement de la grève au CHU, les cabinets médicaux des quartiers ainsi que les structures communautaires qui y prestent, sont débordés, parfois de cas qui dépassent leurs compétences. C’est bien souvent à qui-mieux-mieux que l’on y soigne, encore que la condition première pour le patient, c’est de passer à la caisse.

Quand, en désespoir de cause, des malades dont l’état est jugé critique sont acheminés au CHU, ce sont des « corps en dépôts » qui arrivent au triage où il est simplement constaté le décès.

Bientôt, même les morgues seront à la limite de leurs capacités de dépôts. Les cadavres s’y accumulent désormais, car les délais d’enterrement ont épousé la conjoncture financière difficile des familles.

Même si la population comprend les revendications des travailleurs du CHU, il n’en demeure pas moins qu’elle rend l’État responsable de la situation ainsi créée.

La santé est l’une des principales priorités dans un État. Bien souvent, le peuple ne demande rien d’autre, que manger, boire, s’habiller, se soigner et envoyer les enfants à l’école. Cela est certes réducteur, mais c’est le fondement de la paix sociale.

La rencontre de mercredi apparaît de l’avis de tous, hautement salutaire et déjà, le poids de la charge pèse sur les épaules de Firmin Ayessa.

Tous espère qu’il recevra l’intersyndicale et la direction du CHU avec des propositions concrètes, se résumant, à défaut de la totalité, à quelques mois, d’avance de salaire sur le total dû. Cela est signe de responsabilité et surtout de bonne volonté à résoudre une crise déjà trop coûteuse en vies humaines qui hélas passent pour des victimes collatérales.

Bertrand BOUKAKA

Avec Lesechos

 

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