Congo : René Serge Blanchard Oba se dit interdit de sortir de Brazzaville

Congo : René Serge Blanchard Oba se dit interdit de sortir de Brazzaville

René Serge Blanchard Oba

René Serge Blanchard Oba

A la faveur de la conférence de presse animée le 28 décembre à Brazzaville, le membre du collège des présidents de l’Initiative pour la démocratie au Congo(IDC) et président du Mouvement pour la solidarité et le développement (MSD), René Serge Blanchard Oba a déclaré que par  plusieurs fois la police des frontières lui a refusé d’effectuer un voyage aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

Victime d’un accident de circulation depuis près d’une année et demi, René Serge Blanchard Oba traine toujours  un clou qui part de la hanche au genou. Il a affirmé qu’il y a onze mois que les autorités politiques et administratives ne lui permettent pas d’aller se faire soigner à l’étranger,  en dépit, a-t-il précisé, des rappels répétés  de son médecin soignant.

 De plus, a-t-il renchéri, pour éviter une quelconque infection, le médecin lui a prescrit de prendre chaque jour en deux prises un médicament dont le coût financier grève considérablement ses économies.

Le conférencier a affirmé, en outre,  qu’il a fait un recours administratif  en vain  au président de la République qui est le garant des droits et libertés fondamentaux. « On m’a interdit l’obtention d’un passeport ainsi qu’à mon enfant de trois ans qui devait se rendre en vacance à l’étranger. Par deux fois, j’ai été débarqué  de l’avion après des formalités de police dûment établies. Aucune notification écrite ne m’est adressée », a-t-il précisé.

Le conférencier a pris soin de rappeler les instruments juridiques pertinents internationaux, repris par la Constitution congolaise, et qui reconnaissent le caractère sacré de la personne humaine, ainsi que le droit que bénéficie tout citoyen de circuler librement sur l’ensemble du territoire national.

Par ailleurs, René Serge Blanchard Oba a noté  que les lois et règlements qui régissent le Congo reconnaissent l’existence de l’opposition politique. « Elle ne peut subir de limites, quant à son existence et à ses activités démocratiques, que celles imposées à tous les partis politiques », a-t-il conclu.

Roger Ngombé



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