Congo : Pour Bruno Itoua, les futurs étudiants doivent porter le socle de la rupture

Congo : Pour Bruno Itoua, les futurs étudiants doivent porter le socle de la rupture

Bruno Jean Richard Itoua

Le ministre de l’Enseignement supérieur, Bruno Jean Richard Itoua

«Faire de l’Université Marien Ngouabi, la référence de l’intellectualisme de la connaissance et de l’intelligence en Afrique francophone subsaharienne», telle est l’ambition, sinon le défi que s’est assigné Bruno Jean-Richard Itoua, ministre de l’enseignement supérieur. Pour lui, les futurs étudiants de cette Université d’Etat doivent porter le socle de la rupture. Cette vision, il l’a partagée, vendredi 20 mai 2016, avec l’alma mater de l’Université Marien Ngouabi, qui compte 30.000 étudiants, répartis dans 11 établissements. La rencontre a eu pour cadre, la salle de conférences de la Grande bibliothèque universitaire, en présence du recteur par intérim, Paul Louzolo-Kimbembé.

Devant les doyens de facultés, les directeurs des instituts et écoles, les chefs de départements, le président de l’intersyndical et le secrétaire général de l’Université Marien Ngouabi, le ministre de l’enseignement supérieur, Bruno Jean-Richard Itoua, a tenu, au-delà de la prise de contact, à leur partager la vision du chef de l’Etat dans le secteur de l’enseignement supérieur. Vision qui, selon lui, doit se bâtir sur le socle de leur mission commune et de leur collaboration. «Ma mission est de clarifier cette vision et cette rupture dans le domaine dont j’ai la charge. Cela doit s’appliquer à l’Université Marien Ngouabi», a-t-il dit.
Face à la hiérarchie académique et administrative de l’Université Marien Ngouabi, Bruno Jean-Richard Itoua a insisté sur la rupture, la discipline, le goût du travail, la responsabilité, la conscience professionnelle et la probité. «Si, à l’Université, la probité ne fait pas partie de l’A.d.n du fonctionnement de chacun, où est-ce qu’on l’exigera?», s’est-il interrogé, avant de se demander ce qu’il faut faire, pour que l’Université Marien Ngouabi se relève.

«Nous avons ce qu’il faut: les moyens de corriger ce qui a été fait avant; de parfaire ce qui l’a été insuffisamment. C’est ici le lieu par excellence où l’Etat doit s’assurer que le produit enfant qui sort du système éducatif est cet homme et cette femme dont le développement du pays a besoin. C’est, aujourd’hui, notre responsabilité d’être les premiers acteurs de cette rupture», a-t-il indiqué.

Pour lui, les futurs étudiants de l’Université Marien Ngouabi doivent porter le socle de la rupture. «L’Université Marien Ngouabi doit cesser de fournir à la Nation massivement des chômeurs potentiels ou patents. Marien Ngouabi doit devenir la machine à former de futurs employés, ceux dont la Nation a cruellement besoin. Elle doit s’inscrire dans la lutte contre le chômage des jeunes, particulièrement des diplômés universitaires. Marien Ngouabi doit changer de paradigme», a précisé le ministre de l’enseignement supérieur qui entend porter cette Université d’Etat vers les paliers supérieurs, au grand bénéfice du développement socio-économique et socio-culturel du pays.

Aussi, pense-t-il que les enseignements dispensés à l’Université doivent, dorénavant, mettre l’accent sur la transmission des compétences utiles à l’exercice des emplois disponibles  dans la société ou à créer.«C’est, désormais, notre cahier des charges. Nous ne sommes pas en panne de compétences pour fournir ce qu’il faut à des étudiants, pour accéder à des métiers. Nous avons mission de bâtir le projet Marien Ngouabi de demain», a-t-il expliqué à l’assistance.
Comme pour manifester cette volonté de changement, le ministre Bruno Jean-Richard Itoua a pris la décision de mettre en place un groupe de travail, chargé de proposer ce projet qui fera, selon lui, de l’Université, la référence de l’intellectualisme de la connaissance et de l’intelligence en Afrique francophone subsaharienne, à l’instar de Cheick Anta Diop.

Cyr Armel
YABBAT-NGO


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  1. TSIMBA
    TSIMBA 11 février, 2017, 04:21

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