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Congo: PCT, quand Pierre Ngolo récuse la dynamique démocratique populaire engagée par Alain Akouala

Pierre Ngolo et Alain Akouala
Pierre Ngolo, le secrétaire général du PCT, le Parti congolais du travail et Alain Akouala, ministre des Zones économiques spéciales (ZES)|© ICIBRAZZA

Visiblement, les reflexes staliniens et la culture marxiste, léniniste qui ont touché la matière grise de plusieurs pionniers politiques du PCT, continuent bon gré, malgré à faire son bon nombre de chemin au sein d’un parti ou la pensée plurielle est vigoureusement combattue. 

Depuis le vrai faux débat sur le changement de la constitution de mars 2002 au Congo, qui, en réalité, cacherait d’une part le sort de l’avenir politique du Président Sassou et d’autre part alimenterait une guerre larvée ou souterraine de succession.

Depuis cet épiphénomène caractérisé par les consultations dites «nationales» convoquées par le Président Denis Sassou Ngeusso dont une bonne partie de l’opposition avait rejeté, les lieutenants politiques de tous bords se sont jetés dans la rue pour défendre leurs positions. C’est sans nul doute dans cette optique que Alain Akouala, membre du PCT, ministre chargé des Zones économiques spéciales a initié des rencontres citoyennes avec les bas peuples, notamment dans les quartiers réputés sensibles (Poto Poto et Bacongo).

Cette démarche d’Alain Akouala qui consisterait à ne pas faire du débat du changement de la constitution un tabou a été diversement appréciée au sein de la formation politique dont il fait parti. En effet, le Secrétaire général du PCT, Pierre Ngolo qui se verrait bien taillé dans une posture présidentielle, aurait vigoureusement, selon nos sources bien introduites au sein du parti, récusé la démarche des rencontres citoyennes entreprise par le ministre Alain Akouala au près des jeunes congolais et lui aurait même fait remonter les bretelles.

A notre analyse, le PCT qui avait tourné le dos en décembre 1990 au centralisme démocratique au profit du libéralisme démocratique, a contrario, serait toujours resté nostalgique aux vielles méthodes staliniennes qui étouffent le débat et l’éclosion de la pensée plurielle.

Ainsi, il paraît incompréhensible de constater que les politiciens virtuels qui se cachent derrière les claviers et les caméras au lieu d’affronter démocratiquement par un débat le bas peuple à travers des échanges en vue de mieux cerner et d’apprécier les véritables enjeux politiques du moment, se dissimulent par des attaques mesquines qui, en réalité, saperaient les aspirations profondes de la démocratie chèrement acquise par les masses populaires.

Le comble dans les pratiques du PCT est l’existence de plusieurs télécommandes dans les mains des dignitaires. Et lorsque vous échappez à l’une des télécommandes, on fait feu de tous bois pour vous brouiller. Ce qui donnerait l’impression qu’au sein de cette famille politique, il y a ceux qui sont autorisés et encouragés à parler et les autres contraint au silence. 

Comment comprendre, que les membres de la famille présidentielle organiseraient à travers des structures associatives des meetings à Pointe Noire et au Stade Felix Eboué à Brazzaville sans la moindre réaction des détenteurs des télécommandes politiques au sein du PCT?

Au regard de tout ce qui précède, force est de constater que le véritable compte à rebours à commencer au Congo. Il se jouerait au sein des forces politiques favorables au président Denis Sassou Nguesso, où la guerre de positionnement a déjà été lancée.

© OEILDAFRIQUE

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