home Congo, Politique Congo : passe d’armes entre le PSDC et le procureur de la République sur l’affaire Mokoko

Congo : passe d’armes entre le PSDC et le procureur de la République sur l’affaire Mokoko

Suite aux propos tenus par l’opposant Clément Miérassa dans un journal de la place, fustigeant l’arrestation du général Jean-Marie Michel Mokoko et exigeant sa libération, le procureur de la République, André Gakala Oko a fait récemment une mise au point, en vue d’apporter sa version des faits.

En effet, dans le bihebdomadaire Talassa, édition du mardi 23 août 2016, en page 5, le président du Parti social démocrate congolais (PSDC), Clément Miérassa est revenu longuement sur l’affaire général Mokoko. Dans un article intitulé « le point de vue du général Mokoko par le truchement de monsieur Mierassa », l’opposant Mierassa qualifie d’arbitraire et illégale, l’arrestation de cet officier supérieur écroué à la Maison d’arrêt depuis quelques mois.

« Cet article expose plusieurs motifs soutenant la libération du général Jean-Marie Michel Mokoko afin qu’il participe au dialogue intercongolais tant attendu. Clément Mierassa ajoute dans ce texte que la détention du général Mokoko est arbitraire et participerait à la destruction méthodique de ses ambitions politiques », explique André Gakala Oko, paraphrasant le contenu de l’article.

Cet opposant radical, ajoute le procureur de la République, soutient en outre que le rejet de la demande de mise en liberté provisoire du général est farfelue, que les détenus Anatole Limbongo Ngoka, Sendé Moungondo et Jacques Banangandzala seraient des victimes de l’intolérance politique. Dans le même texte, poursuit André Gakala Oko, Clément Miérassa renchérit que Paulin Makaya a été condamné à l’issue d’une parodie de justice.

Face à ces allégations qu’il a qualifiées de contrevérités, le procureur de la République a tenu à éclairer la lanterne dans cette mise au point. Selon lui, tous ces opposants politiques ont été inculpés régulièrement en fonction des griefs qu’ils ont commis, conformément aux règles de procédure pénale en la matière.

S’agissant du général Jean-Marie Michel Mokoko, André Gakala Oko a certifié qu’il était accusé par le doyen du juge d’instructions, pour atteinte à la souveraineté intérieure de l’Etat et détention illégale d’armes et minutions de guerre. Le procureur de la République a ajouté, en sus, que l’interrogatoire de mise en cause, qui a permis de placer cet officier supérieur sous mandat de dépôt à la Maison d’arrêt, obéit aux prescriptions de l’article 97 du code de procédure pénale.

Il a précisé, par ailleurs, que l’arrestation, les perquisitions de la maison, et le rejet de la demande de mise en liberté provisoire du général Mokoko, l’ont été conformément à la loi en vigueur. Sur la détention de Jean Ngouabi, Anatole Limbongo-Ngoka, Marcel Mpika, Jacques Banangandzala et Sendé Moungondo, le procureur de la République précise que ces opposants ne sont pas victimes de l’intolérance politique comme soutient l’opposant Miérassa. Ces derniers ont été arrêtés et sont détenus pour incitation au trouble à l’ordre public.

Firmin Oyé

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