home Politique Congo : Okombi Salissa et la CADD quitte la majorité présidentielle et dit « non » au dialogue

Congo : Okombi Salissa et la CADD quitte la majorité présidentielle et dit « non » au dialogue

André Okombi Salissa
Ancien ministre de Sassou, André Okombi Salissa

Dans une déclaration rendue publique le 03 juillet à Brazzaville, la Convention pour l’action, la démocratie et le développement (CADD) a mis fin à son appartenance au Rassemblement pour la majorité présidentielle (RMP).

Pour justifier cette décision, Alain Marius Ngoya Kessi, secrétaire général de la Cadd, évoque les manœuvres et décisions inconstitutionnelles dont le RMP est  le principal instigateur. Pour ce faire, la Cadd a invité  ses membres appartenant encore au Parti congolais du travail à une réunion de clarification. Le choix fait, dit l’orateur, est celui de la raison et non de la déraison.

Abordant la question du dialogue annoncé par le président de la République, la cadd a dit ne pas participer à cette rencontre. Pour la Cadd, sa participation à cette rencontre n’est « ni une exigence morale, ni une obligation politique ». Et d’expliquer aussi que la convocation de ce dialogue dévoile les intentions du chef de l’État, décidé à organiser un référendum  » inconstitutionnel qui ouvrira la porte au changement de la Constitution. La preuve en est donnée par les points prioritaires retenus pour ces assises. »

La Cadd lance un appel aux partis et associations politiques, à la société civile patriotique, aux évêques, aux confessions religieuses, aux membres du Parti congolais du travail « dignes » de ne pas participer à ce dialogue tant que la question du changement de la Constitution n’est pas retirée de l’ordre du jour.

Ce faisant, la Cadd rappelle son attachement aux valeurs de paix et de promotion d’un  » vrai dialogue » comme le veulent les traditions congolaises. En effet, pour la Cadd, le dialogue est porteur de progrès, de compréhension mutuelle, de consensus et d’apaisement lorsqu’il est organisé conformément aux aspirations profondes de la communauté. Derrière ces arguments, la Cadd laisse se profiler l’idée d’un autre « dialogue alternatif » à Brazzaville. En clair, la Cadd s’oppose au changement de l’actuelle Constitution.

© Adiac-Congo

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