home Brazzaville, Congo, Sport Congo – Nécrologie : Simon Bantsimba, un des géants de l’arbitrage congolais

Congo – Nécrologie : Simon Bantsimba, un des géants de l’arbitrage congolais

Simon Bantsimba
Simon Bantsimba

Un vieux sifflet s’est tu. Dimanche 19 avril 2015, la mort a prélevé Simon Bantsimba, dit «Vieux Banks», du gotha des encadreurs de l’arbitrage congolais. Nous avons appris, avec émotion, sa mort. Comme arbitre, Bantsimba, né le 30 mars 1950, est parmi ceux qui ont le plus fait honneur au sifflet congolais. C’est l’une  de ses figures les plus marquantes, au même titre que ses aînés Joseph Blanchard Angaud, Hugues Opangault, Jean-Louis Kokolo ‘’Kopa’’, etc.

Il tranchait par sa rigueur et sa fermeté. Son nom reste attaché aussi à ses qualités de rassembleur. «Gardien du temple», pourrait-on dire, il avait encore une grande influence au sein de la famille des arbitres, jusqu’avant sa mort, en dépit du fait qu’on l’en a éloigné. A son corps défendant.  
Militaire retraité, Simon Bantsimba est arrivé dans le football en qualité d’arbitre ligue, vers la fin de la décennie 1970. Presque au même moment avec les Ondziel, Denis Obambé, Essimo, etc. Pour devenir, en 1981, arbitre fédéral, puis international. Il a dirigé, avec maestria, plusieurs fois, les derbies de Brazzaville, au temps où ils étaient explosifs. Son courage l’y a aidé. Il a officié sur plusieurs terrains africains (CAN 86 et 88) et arbitré des matchs de la Coupe du monde cadets 1985 et 1987.
On se réfère, souvent, en parlant de Simon Bantsimba, au match Zaïre-Maroc, des éliminatoires de la CAN 1986, disputé en 1985, à Lubumbashi. Il avait sifflé un penalty diversement commenté, en faveur des Léopards du Zaïre. Et pourtant, il fut indiscutable. La preuve, la Caf le retint, pour officier les rencontres de la phase finale, en Egypte, en mars 1986.
Pendant des années, Simon Bantsimba a entretenu des rapports très familiers avec les journalistes. Très comique, c’était un personnage très affable, toujours souriant. Il nous apportait, chaque fois, du baume au cœur. Par sa manière instantanée de répliquer aux jérémiades de toutes sortes. Il est vrai que ce ne fut pas un ange. Un jour, il eut maille à partir avec Jean Atarabounou, au portail d’entrée de la tribune officielle.
Quand il a pris sa retraite, la présence de «Vieux Banks» au stade suscitait l’admiration de tous, le respect de sa personne, en sa qualité de dépositaire de la science de l’arbitrage, des lois du football. Ami et frère de tous, il répondait toujours avec simplicité, à ceux qui l’interpellaient dans un stade, au sujet du comportement des jeunes arbitres. Il n’en faisait jamais un drame.
On ne reverra plus la silhouette de Simon Bantsimba. Il s’en est allé au royaume des allongés du sifflet, semant derrière lui consternation et chagrin. Nous sommes nombreux qui n’aurons plus des débats orageux, parfois, mais amicaux, avec lui, tant il les aimait. Il aimait titiller le colonel à la retraite Hugues Opangault, qui est son aîné dans la corporation, mais avec qui il a bourlingué, à l’étranger. De bonne guerre, entre d’anciens combattants du sifflet. Avec les jeunes, notamment Omer Yengo, Joseph Miandzoukouta ‘’Yowanet’’, Poungui, René Lambert Louzaya ou autres Serge Bantsimba, John Ebata, etc., ses cadets du monde arbitral national, Simon Bansimba est toujours apparu souriant et quelque fois complice. Tout cela relève, désormais, du passé.
Il ne nous reste plus qu’à saluer la mémoire d’un bénévole du football, qui a consacré une partie de sa vie à l’arbitrage.
La rédaction sportive de La Semaine Africaine adresse ses très vives et sincères condoléances à la famille de Simon Bantsimba et à Jacques Gambou, avec qui il est resté très attaché, ces dernières années.

LASEMAINEAFRICAINE 

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