Congo – Musique : La République reconnaissante pour l’œuvre de Zao

Denis Sassou N'Guesso et Zoba Casimir Zao

Le président Denis Sassou N’Guesso a élevé Zoba Casimir Zao mardi, à la dignité de commandeur dans l’ordre du mérite congolais.

Le président Denis Sassou N’Guesso a élevé Zoba Casimir Zao mardi, à la dignité de commandeur dans l’ordre du mérite congolais. Pour l’artiste, « cette distinction honorifique reçue de son vivant vaut tous les hommages et oraisons funèbres que l’on rendrait à son corps cadavéré ».

S’il avait rêvé d’un hommage, celui qu’a reçu Zoba Casimir Zao, mardi, place de la République, n’était sans doute pas dans ses rêves, même les plus fous. Fait commandeur dans l’ordre du mérite congolais, c’est la plus illustre distinction que la République puisse décerner à l’un de ses fils méritant. Un geste que l’intéressé a accueilli « comme un merveilleux signe de reconnaissance pour la République, en ce jour particulier qui lui est consacré. »

Le mérite de Zao s’est forgé par la chanson, dans son style loufoque qui jamais ne laisse personne indifférent.

C’est dans le groupe vocal « Les Anges » que Zao a bâti son talent musical, avant de se destiner à chanter seul.

« L’ancien combattant » qu’il est devenu, par la force du titre qui l’a révélé au monde et ouvert à l’universalité culturelle, n’a jamais arrêté de « châtier les mœurs » par la chanson, au point qu’il est devenu l’un des porte-étendards de la musique congolaise.

Zao a reçu le prix Découverte de Radio France Internationale en 1982, en particulier grâce au titre « Sorcier ensorcelé ».

Ce Prix fut suivi dans la foulée du Prix de la meilleure chanson au Festival des musiques d’Afrique centrale en 1983. Cette fois, c’est la chanson « Corbillard » qui frappe le jury par son thème inhabituel.

Ce succès séduit le label français Barclay chez qui Zao signe l’année suivante. Un tout premier album sort en 1984 sous le nom de « Ancien combattant », titre éponyme qui devient un des plus fameux morceaux du chanteur et son premier tube.

Antimilitariste, cette chanson aborde un sujet tabou sous un angle caricatural et provocateur.

À la fois engagé et burlesque, Zao se détache du paysage musical africain, et en particulier congolais, généralement plus dévoué au soukouss.

D’autres titres et non des moindres comme  »Soulard » voire  »Moustique » composent la discographie de Zao.

Depuis quelques temps, l’artiste a orienté ses compositions dans la lutte pour le préservation des écosystèmes et le climat.

En dépit du succès, Zao est resté attaché à son Congo natal.

Bertrand BOUKAKA

Les Échos du Congo-Brazzaville

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