Congo – Médias : la presse écrite à nouveau pointée du doigt par le CSLC

Congo – Médias : la presse écrite à nouveau pointée du doigt par le CSLC

Le président du Conseil supérieur de la liberté de communication (Cslc), Philippe Mvouo a, de nouveau, dénoncé le manque de professionnalisme de quelques journaux congolais, qui continuent de s’enfoncer dans le sensationnel, la diffamation, les atteintes aux libertés et autres délits de presse, foulant ainsi aux pieds les principes fondamentaux du métier.

Philippe Mvouo a fustigé cette pratique anti professionnelle, le 28 juillet, lors d’une rencontre spéciale avec les responsables des ONG et associations de défense des droits des journalistes. Dans son mot de circonstance, le président du Cscl a épinglé quelques journaux qui selon lui, s’illustrent dans cette mauvaise pratique, parmi lesquels, Le Manager Horizon ; La Griffe et Le Patriote.

« Malgré les différentes campagnes de sensibilisation menées par le Conseil supérieur de la liberté de communication, la presse écrite, de manière générale, s’illustre toujours par des prestations qui sont loin de refléter le professionnalisme », a indiqué Philippe Mvouo qui dénonce des  journaux à la recherche du sensationnel, publiant des informations non vérifiées, des ragots, des injures, la diffamation, la calomnie et autres délits de presse.

Ces journaux, a-t-il poursuivi, publient  souvent des articles au conditionnel, sans preuve ni vérifification de sources d’information. Ils choisissent délibérément de véhiculer les informations collectées dans les réseaux sociaux. A titre illustratif, le président du Cscl a cité un article paru dans le Manager Horizon n°092 du 19 juillet 2016, en page 10.

Dans cet article, le journal écrit : « L’image du général Jean Marie Michel Mokoko amaigri parce que certainement mal nourri ou peut-être déjà empoisonné, donne les larmes aux yeux….Quoi que l’on reproche à cet homme, à tort ou à raison, l’assassiner à petit feu est un crime contre l’humanité ». Analysant toutes ces défaillances, Philippe Mvouo estime que ces ragots, pourtant proscrits dans la déontologie professionnelle du métier de journaliste, ne sont pas de nature à prôner la paix et la quiétude sociale.

Les journalistes congolais doivent, comme tous les autres citoyens, assimiler la notion de rupture qu’exige le changement de mentalités. « La rupture dont nous prônons exige le rejet de tout ce qui est mauvais. Le journaliste qui est lui aussi citoyen, n’est pas en marge de cette exigence. Il ne doit plus continuer à diffamer, à injurier, à calomnier ou à publier les informations mensongères », a renchéri le président du Cscl, ajoutant que le journaliste n’a pas que des droits à défendre, mais  aussi des devoirs à remplir vis-à-vis de la société. Dans les échanges, les représentants des ONG et associations de défense des droits des journalistes ont souhaité que la justice prête main forte au Cscl afin que  soit « définitivement arrêtée cette pagaille ».

Dans le même sens, Philippe Mvouo a annoncé la tenue imminente des états généraux de la presse. Des assises qui permettront de réfléchir sur les maux qui minent la presse congolaise.

Firmin Oyé

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