Congo : l’Union pour le Progrès et le R.D.D regagnent l’opposition

Congo : l’Union  pour le Progrès et le R.D.D regagnent l’opposition

 les partis politiques, associations et individualités signataires de ladite déclaration

les partis politiques, associations et individualités signataires de ladite déclaration

L’Union  pour le Progrès (UP), de l’ancien ministre, Jean-Martin Mbemba  et le Rassemblement pour la démocratie et le développement (R.D.D),  de Jacques Joachim Yhombi Opangault ont signé le 15 janvier, à Brazzaville, une déclaration contre le changement de la Constitution du 20 janvier 2002.

 Cette prise de  position de ces deux formations politiques qui émargeaient jusqu’à la date récente à la majorité présidentielle, les conduit directement dans le registre des partis de l’opposition. Car, aucune formation politique de la majorité, en dehors du Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral  (M.C.D.D.I), n’a encore protesté contre le changement de la constitution.

 Selon ces partis,  associations et individualités présents à cette rencontre et   qui ont paraphé le document, le message de vœux  du chef de l’Etat à la nation, n’a pas répondu aux attentes du peuple congolais. « Les Congolais attendaient du président de la République une réaffirmation claire de son engagement solennel à respecter la Constitution du 20 janvier 2002 et le terme de son mandat, tel qu’il l’avait déclaré dans son serment »  a souligné  la déclaration.

Toujours selon ce texte, au lieu d’adopter cette position de sagesse, le chef de l’Etat a « malicieusement » réaffirmé son intention de changer la Constitution aux fins de briguer un troisième mandat au moyen d’un projet de référendum.

 Pour  ces partis politiques, associations, société civile et individualités signataires de la déclaration, ils ont noté « qu’en affirmant que l’élection présidentielle a lieu en 2016 et que nous avons le temps de voir venir (…), le président de la République cherche à piéger le peuple et l’opposition ».

 D’autre part les signataires de la déclaration ont estimé que le dialogue que propose le chef de l’Etat et qui aurait pour thème central le débat sur la constitution, est un leurre  et même un piège destiné à diviser les partis politiques, les mouvements et les plateformes  opposés au changement de la Constitution.

 Ces derniers soutiennent  que  l’élection présidentielle de 2016 se tienne dans les délais prévus par l’article 62 de la Constitution qui dispose que « le premier tour du scrutin de l’élection du président de la République a lieu 30 jours, au moins, et 40 jours, au plus, avant la date d’expiration du mandat du président de la République en exercice ».

« Il faut dès maintenant et avec le concours de la communauté internationale réunir un certain nombre de conditions au nombre desquelles l’élaboration et l’adoption d’une nouvelle loi électorale impartiale, la mise en place d’une commission paritaire de recensement chargée  de réaliser d’accord-parties, un vrai recensement administratif spécial, pour déterminer un corps électoral fiable, etc. », a noté la déclaration. Signalons que malgré le fait que le M.C.D.D.I ait pris part à cette rencontre, il n’a pas signé la déclaration.

© Adiac-Congo


Tags assigned to this article:
CongoPolitiqueR.D.DUP

No comments

Write a comment
No Comments Yet! You can be first to comment this post!

Write a Comment

Your e-mail address will not be published.
Required fields are marked*

Aller à la barre d’outils