Congo : L’opposition réclame le dialogue inclusif, avant la tenue des élections législatives

Congo : L’opposition réclame le dialogue inclusif, avant la tenue des élections législatives

L’opposition congolaise regroupée au sein des trois plateformes: Frocad, I.d.c et J.3.m (Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique; Initiative pour la démocratie au Congo; Composante Jean-Marie Michel Mokoko) a tenu,  du 13 au 15 décembre 2016, au siège du parti M.s.d (Mouvement pour la solidarité et le développement), au centre-ville de Brazzaville, sa deuxième convention, sous le co-patronage de Claudine Munari, présidente du parti Must (Mouvement pour l’unité, la solidarité et le travail), présidente en exercice du Frocad, députée élue à Mouyondzi (département de la Bouenza), de René Serge-Blanchard Oba, président du M.s.d et président par intérim de l’I.d.c, et du prof Albert Makita-Mbama, président par intérim de la Composante J.3.m.

Depuis la première convention de janvier 2016, l’opposition congolaise, regroupée au sein de la plateforme Frocad-I.d.c, a connu des mutations. Certains partis, et pas des moindres l’ont quittée. C’est le cas de l’U.pa.d.s de Pascal Tsaty-Mabiala, qui avait claqué la porte du Frocad, alors qu’il assurait la coordination de cette plateforme. Un autre leader, Guy-Brice Parfait Kolélas, s’en est allé de l’I.d.c, pour créer une autre plateforme.

A la tribune de la deuxième convention, il y avait Claudine Munari, René Serge Blanchard Oba, Albert Makita-Mbama, Michel Mampouya, Guy-Romain Kinfoussia, Mabio Mavoungou-Nzinga, Paul Ndouna et Charles Zacharie Bowao. D’autres figures de l’opposition, comme Clément Mierassa, Jean-Baptiste Bouboutou-Bemba, Dorothée Mobonda, Omer Defoundoux (représentants l’U.p, le parti de Jean-Martin Mbemba), étaient à l’ouverture.

Cinq allocutions ont été prononcées, à l’ouverture des travaux de cette deuxième convention. Coordonnateur sortant de la plateforme Frocad-I.d.c, le prof Charles Zacharie Bowao a fait le bilan de son action, en appelant les militants à ne pas se décourager, mais à «braver les montagnes, parce que la cause pour laquelle ils luttent, est juste»; Jean-Baptiste Bouboutou-Bemba a lu la déclaration d’André Okombi-Salissa, président du parti C.a.d.d (Convention pour l’action, la démocratie et le développement), président en exercice de l’I.d.c; celle de Jean-Marie Michel Mokoko a été lue par Albert Makita-Mbama; René Serge Blanchard Oba, président par intérim de l’I.d.c, a demandé le dialogue inclusif devant se tenir avant les élections législatives et Claudine Munari a prononcé le mot d’ouverture.

«Nos assises d’aujourd’hui sont la suite logique du dialogue alternatif de Diata, organisé en juillet 2015 et de la première convention de l’opposition tenue en janvier 2016. Ces pas de construction progressive de l’édifice de l’opposition nous montrent à nous-mêmes d’où nous venons. Avant le dialogue de Diata, l’opposition était composée d’une multitude d’entités. Il est difficile d’affirmer que l’unité ou une vision commune les caractérisaient. Après Diata, il y a eu la naissance de l’alliance Frocad-I.d.c. Et depuis lors, nous avons été capables de tracer une voie, de suivre une direction. Les quatre candidats à l’élection présidentielle de l’alliance Frocad I.d.c, rejoints par le candidat indépendant Jean-Marie Michel Mokoko, avaient adopté une charte pour la victoire de l’opposition, le 29 février 2016. La charte était une entente en vue de suppléer le défaut de candidat unique de l’opposition que j’appelais de mes vœux. La charte n’a certes pas été totalement exécutée, comme prévue, mais nous avons eu la victoire. L’opposition a remporté l’élection présidentielle anticipée du 20 mars 2016. Cette belle victoire nous a été volée, il y a eu hold- up électoral. Trois signataires de la charte sont restés fidèles aux engagements souscrits. Il s’agit du général Jean-Marie Michel Mokoko, d’André Okombi-Salissa et de votre humble servante. Je vais, ici, rendre un hommage solennel à Jean-Marie Michel Mokoko et à André Okombi-Salissa, ces combattants de la liberté et de la démocratie sont absents parmi nous, parce qu’ils ont refusé de compromettre la Nation. Ils sont absents, parce qu’ils croient en tout ce qu’ils ont dit et promis au peuple congolais. Ils ont une vraie foi républicaine. L’exemple de leur détermination inébranlable doit nous inspirer, à l’occasion de nos travaux», a dit Claudine Munari, dans son allocution d’ouverture. En effet, à travers cette deuxième convention, dont  l’objectif est de recadrer sa ligne politique, l’opposition regroupée au sein de ces trois plateformes a dénoncé «la logique du pouvoir au bout du fusil», notamment les violences et les brutalités dont ses dirigeants, ses cadres et ses militants sont victimes.

Pascal Azad DOKO


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