Congo : L’ombre de Bernard Kolélas, père de Parfait et Landry, plane toujours au-dessus du pouvoir

Congo : L’ombre de Bernard Kolélas, père de Parfait et Landry, plane toujours au-dessus du pouvoir
L'ombre de Bernard Kolélas, père de Parfait et Landry, plane toujours au-dessus du pouvoir

L’ombre de Bernard Kolélas, père de Parfait et Landry, plane toujours au-dessus du pouvoir

À quatorze mois de l’élection présidentielle, le camp du pouvoir peine à clarifier ses positions sur la question d’une nouvelle candidature de Denis Sasssou Nguesso.

Si le Parti congolais du travail (PCT), majoritaire à l’Assemblée, a clairement affiché les siennes – pour un changement de la Constitution et pour une nouvelle candidature de Denis Sassou Nguesso -, il n’en va pas de même des autres membres de la majorité présidentielle.

Au mieux, les chefs de file disent réfléchir et consulter leur base avant de se prononcer. Au pire, ils affichent leur hostilité à toute modification de la loi fondamentale qui permettrait au président sortant de se représenter. Avec, pour certains d’entre eux, une incongruité supplémentaire : ils siègent au gouvernement !

C’est le cas de Claudine Munari, la ministre du Commerce, et surtout de celui de la Fonction publique, Guy Brice Parfait Kolélas. Début avril, à l’issue du congrès de son parti, le Mouvement congolais pour la démocratie et le développement intégral (MCDDI) – il est implanté dans le sud-est du Congo et à Brazzaville -, le fils du mythique Bernard Kolélas (décédé en 2009) a réaffirmé son « touche pas à la Constitution », annoncé sa propre candidature en 2016 et même appelé le PCT à le soutenir.

Une posture de défiance avalisée par un autre membre du gouvernement (et du MCDDI), Bernard Tchibambelela, mais vivement combattue par Landry Kolélas, frère cadet de Parfait, secrétaire général adjoint du MCDDI et numéro deux de la mairie de Brazzaville, qui campe sur une ligne ouvertement pro-Sassou. Si la guerre est déclarée entre les deux frères, l’attitude du chef de l’État demeure une énigme.

Puisque ces ministres dissidents n’ont manifestement pas l’intention de démissionner, pourquoi ne se résout-il pas à les exclure de son gouvernement ? Une question qui s’impose quand on sait que le congrès du MCDDI a été largement financé par… la présidence ! 

© Jeuneafrique

>>> À lire aussi : Des alliés de Sassou-Nguesso contre une réforme de la Constitution


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