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Congo : L’IDC prête à affronter la présidentielle de 2016

André Okombi Salissa et Guy Brice Parfait Kolélas
André Okombi Salissa et Guy Brice Parfait Kolélas

« (..) Même pour une élection anticipée, nous sommes prêts », a affirmé le président de l’Initiative pour la démocratie au Congo, André Okombi Salissa, le 15 décembre à Brazzaville.

Pour cette plateforme politique la gouvernance électorale demeure la clé d’une élection libre, démocratique, et transparente, car selon son président : « Tout le monde veut d’une commission électorale indépendante et d’un fichier électorale fiable. (…) Nous attendons les élections ».

Au cours de la même occasion, l’IDC s’est appesantie sur les arrestations perpétrées à l’heure actuelle vis-à-vis des militants de l’opposition, dont la dernière en date est celle du secrétaire général de la CADD, Alain Marius Ngoya Kessi. Après analyse de la situation, les membres de la coordination nationale ont dénoncé des procédures extrajudiciaires, avant de décider d’en informer le chef de l’Etat, en raison de « l’atmosphère délétère » due aux arrestations qui s’opèrent non seulement à Brazzaville, mais également dans certaines villes de l’intérieur du pays. « La particularité de ces arrestations c’est qu’elles s’opèrent de façon extrajudiciaire. Attitude topique de la police qui cache très mal une manœuvre de préméditation, dont le seul but est d’effrayer les acteurs de l’opposition congolaise », a déclaré le porte-parole de l’IDC, Jean Baptiste Bouboutou Bemba.

Et André Okombi Salissa d’ajouter : « Pour la préservation de la paix sociale, nous avions pensé suspendre les actions de désobéissance civile pour s’imposer un calendrier sur la gouvernance électorale. On ne pouvait penser que ce serait là l’occasion de poursuivre l’intimidation par l’arrestation des militants et des responsables de l’opposition. Même si quelqu’un a commis il y a des procédures légales. Nous voulons d’une police qui nous sécurise et nous voulons d’une justice équitable. On n’est pas dupe. Mais que cachent ces arrestations ? Je suis en résidence surveillée de fait. Qu’on me notifie donc que je suis ennemi de la République. Nous avons décidé de saisir officiellement le président de la République, car nul n’est au-dessus de la loi ».

L’IDC rappelle cependant, que le Congo est signataire de la charte africaine des droits de l’homme et demande de ce fait, au chef de l’Etat, garant suprême des libertés individuelles, de faire cesser ces arrestations arbitraires et de garantir la sécurité de tous les congolais.

Josiane Mambou Loukoula

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