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Congo : les travailleurs de l’ex CNTF exigent le paiement des arriérés de salaire

Les travailleurs de l’ex CNTF ont exprimé leur mécontentement dans une déclaration rendue publique ce mardi|DR
Les travailleurs de l’ex CNTF ont exprimé leur mécontentement dans une déclaration rendue publique ce mardi|DR

Réunis en assemblée générale, le 29 décembre 2015 dans l’enceinte de l’ex chantier naval et des Transports Fluviaux(CNTF), les travailleurs de l’ex CNTF ont exprimé leur mécontentement dans une déclaration rendue publique ce mardi. Ils exigent  le paiement des arriérés  de salaire et les droits conventionnels non liés à la rupture du contrat du travail.

Depuis  la fermeture du chantier naval et des Transports Fluviaux, le 31 août 2014,  les agents de l’ex CNTF  accusent l’Etat congolais de s’être désengagé de leur situation financière.  Ils ont formulé leurs exigences dans une déclaration  d’après laquelle ils réclament dans les plus brefs délais le paiement des arriérés de la période allant de  2011 à 2014 ; le bonus  de bonne séparation et le reste des  droits.  

Ces ex travailleurs se disent  prêts à organiser des sit-in jusqu’au dernier paiement de leurs droits,  ils déclinent leur responsabilité sur tout dérapage et, rendent  le gouvernement de la République responsable de tout débordement. Cependant, ils expriment leur reconnaissance au chef de l’État pour avoir amorcé le paiement des droits conventionnels liés à la rupture du contrat de travail  et, continuent  à lui faire confiance pour l’apurement  du reste des droits.

                              Quelques  réactions  des  ex agents du CNTF

 Pandi Paul Aimé pense que cette assemblée générale  leur a permis de mettre à l’épreuve l’irresponsabilité de l’Etat congolais face à ses serviteurs,  il demande au ministre des Finances  de payer leur argent « Le ministre  avait dit que le pays a suffisamment d’argent qui peut servir jusqu’aux générations  futures . Nous  sommes fatigués  de leurs  promesses vaines,  nous voulons qu’on nous paye, l’Etat semble  négliger  cette  situation. Nous adressons notre message au président de la République, qu’il prenne ses responsabilités. Le président  de la  République  parle souvent de  paix, nous ne sommes pas contre les projets de l’Etat, nous voulons bien cette paix . On dit souvent que le congo est un Etat de droit, un Etat souverain et de paix,  et là où il n’y a pas de paix, il n’y a pas la vie. Ventre affamé n’est pas en paix, nos enfants ne vont plus à l’école, les leurs sont à l’aise. Nous souffrons, les  fêtes  de fin d’année, nous les passons  affamés.  Cela n’est pas normal.  Tout le patrimoine de l’Etat  a été vendu, Où est donc  passé l’argent ? Sûrement  ils se sont partagé l’argent ; certains d’entre eux  ont accaparé  des terrains de l’Etat  d’autres par contre construisent des villas ».

Amoua Hélène, s’est dite furieuse  « Nous sommes animés par la colère,  nos gouvernants ne savent pas gérer, lorsqu’on ferme une entreprise la première des choses à faire, ce n’est pas chasser les agents mais plutôt  leur payer les droits. Nous sommes à bout de souffle,  ce que nous leur demandons, c’est de  nous payer ce qui nous revient  et nous partirons de cet endroit  calmement  mais, de force nous ne partirons pas »

Rosalie Bindika

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