home Brazzaville Congo : les sociétés de téléphonie mobile à nouveau dans le viseur de l’ARPCE

Congo : les sociétés de téléphonie mobile à nouveau dans le viseur de l’ARPCE

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Image d’archive| Will Boase/Bloomberg via Getty Images

Une année après avoir écopé des sanctions disciplinaires, pour mauvais services rendus, les sociétés de téléphonie mobile, Airtel et Mtn avaient jusqu’au 30 juin pour améliorer leurs prestations. C’est ainsi que l’ARPCE procédera, dès ce 1er juillet, au contrôle technique des services de ces deux opérateurs avec, éventuellement, d’autres sanctions si des défaillances sont constatées.

Avant d’amorcer cette étape, le directeur général de l’Agence de régulation des postes et communications électroniques, Yves Castanou, a fait, le 29 juin, le point de la situation au ministre des Postes et télécommunications, Thierry Moungalla. «Le 30 juin est la date buttoir qui avait été donnée aux opérateurs de téléphonie mobile, pour terminer les travaux de mise à niveau de leurs infrastructures. Nous sommes donc venus voir le ministre pour faire le point d’ensemble de la qualité du réseau afin de décider des actions avenir », précise Yves Castanou.

En amont, le régulateur a eu d’abord des entretiens, dans le cadre de l’évaluation du réseau, avec les responsables des sociétés Airtel et Mtn. Les opérateurs ont présenté au régulateur leurs résultats des travaux de mise jour de leurs réseaux.

Constatons toujours des réelles perturbations sur ces réseaux, Yves Castanou, qui dit ne pas se limiter aux simples déclarations des opérateurs. «Nous n’allons pas nous contenter seulement de ce qu’ils nous ont dit, nous devons donc prendre trois à quatre semaines pour contrôler ce travail. Nous déploierons une dizaine d’agents sur l’ensemble du territoire, entre le 1er et le 31 juillet, pour mesurer les indicateurs de la qualité des services avant de prendre une décision qui s’impose», a dit Yves Castanou. Au terme du contrôle, si la normalisation des services n’est pas effective, le régulateur ne tergiversera pas à frapper dur, conformément à ses prérogatives.

Rappelons que pour mauvaise qualité des services et non-respect des obligations légales, les deux opérateurs de téléphonie mobile, pourtant les plus anciens au Congo, étaient condamnés à verser chacun 1% du chiffre d’affaire. Pour ce désagrément, Mtn devait payer 1.295.369.660 FCFA, Airtel devait verser 968.346.270 FCFA.

Au sujet du trafic présumé des fréquences dans lequel certains journaux ont cité le nom du ministre Thierry Moungalla, Yves Castanou a souligné que cela n’était qu’une simple allégation. Il s’agissait plutôt du trafic des Sim box, par un réseau pirate entretenu en complicité avec quelques expatriés. Ce réseau a été démantelé, il y a deux mois, par l’Arpce en collaboration avec le ministère des Postes et télécommunications.

© Adiac-Congo

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