Congo: Les nouveaux ambassadeurs du Canada et du Japon présentent leurs lettres de créance au chef de l’Etat congolais

Congo: Les nouveaux ambassadeurs du Canada et du Japon présentent leurs lettres de créance au chef de l’Etat congolais

 la nouvelle ambassadrice du Canada, Ginette Martin, et son homologue du Japon, Shigeru Ushio

la nouvelle ambassadrice du Canada, Ginette Martin, et son homologue du Japon, Shigeru Ushio

Le président de la République, Denis sassou N’Guesso, a reçu le mercredi 24 décembre au Palais du peuple de Brazzaville, la nouvelle ambassadrice du Canada, Ginette Martin, et son homologue du Japon, Shigeru Ushio. Les deux personnalités étaient venues présenter les lettres qui les accréditent en République du Congo.

A leur sortie d’audience, les deux diplomates qui ne se sont pas prêtés aux questions des journalistes ont néanmoins, dans le livre d’or de la présidence de la République, assuré leur détermination à œuvrer pour le raffermissement de la coopération entre leurs pays respectifs et le Congo.

« J’ai l’honneur par l’entremise de ces quelques lignes de souligner l’engagement du Canada pour la conduite de relations chaleureuses et fructueuses entre nos deux pays, relations basées sur le respect mutuel et la même détermination de collaborer pour le bien-être de nos populations », a notamment écrit l’ambassadrice du Canada.

Avant sa nomination en qualité d’ambassadrice extraordinaire et plénipotentiaire du Canada au Congo, Ginette Martin assurait les fonctions de ministre conseiller à l’ambassade de son pays au Mexique. Elle a un diplôme en  traduction et interprétariat obtenu à l’Université de Moncton en 1978.  

La prise de ses nouvelles fonctions au Congo s’inscrit donc dans le cadre de la coopération bilatérale qui est régie par l’accord général signé le 9 février 1974 à Brazzaville. Il est résulté plusieurs réalisations. Dans le domaine des transports ferroviaires par exemple, le Canada avait apporté une assistance technique concernant les travaux de réalignement du Chemin de fer Congo Océan (CFCO), suivie de la fourniture de huit locomotives.

Le secteur des mines intéresse aussi les deux parties. A ce sujet notamment, les autorités congolaises avaient signé en 2011, avec Mag Minerals Potasses Congo (MPC) SA, une société canadienne, une convention d’exploitation des sels de potasse. Cet important projet basé à Pointe-Noire et dont le coût est estimé à 600 milliards de F CFA s’exécute normalement.

Hormis cela, le Congo a adhéré au concept « Forêts modèles » initié par le Canada dans le cadre de la gestion concertée et participative des forêts. Ce processus a été lancé sur le territoire congolais le 4 avril 2014 à Mvouti, plus précisément dans la réserve de Dimonéka qui est le premier espace forestier retenu pour expérimenter ce projet.

Renforcer davantage la coopération Japon-Congo par de nouveaux prêts

Seconde personnalité à être reçue par le chef de l’Etat congolais, le nouvel ambassadeur du Japon a affirmé que les Japonais sont « toujours à côté » du peuple congolais. « Ils essaient de surmonter les défis pour réaliser le développement économique et l’amélioration du niveau de vie. Je promets de travailler sincèrement pour contribuer au développement de notre coopération durant mon mandat », a ajouté Shigeru Ushio.  

Le Congo et le Japon, il faut le rappeler, ont établi leurs relations diplomatiques le 28 août 1968. La coopération entre les deux pays est régie par l’accord de coopération commerciale signé le 25 septembre 1974 à Brazzaville. Cette coopération concerne les domaines de la pêche et aquaculture ; l’énergie et l’hydraulique ainsi que le secteur de l’éducation. Des actions diverses ont été menées pour concrétiser la volonté affichée depuis longtemps par Brazzaville et Tokyo. A titre d’exemple, citons un projet intitulé « Etudes pour l’amélioration de la chaîne des valeurs des produits halieutiques à Pointe-Noire » qui a été lancé en octobre 2012 à travers l’Agence japonaise de coopération internationale. Ce projet qui prendra fin en 2016 a pour but d’améliorer la compétitivité des pêcheurs, la qualité des produits de la pêche et les conditions de travail des employés du secteur. Par ailleurs, le Japon a contribué au projet d’approvisionnement en eau potable en milieu rural, avec la réalisation de 50 forages en 2010 dans le département de la Cuvette, pour un coût estimé à 4 millions de dollars. S’y ajoute la contribution du gouvernement nippon dans la mise en œuvre du Plan d’action national de l’éducation pour tous en République du Congo. A cet effet le Japon a octroyé le 22 juin 2011 au Congo un don de 6,6 millions de dollars en faveur du projet « Accès à l’éducation pour les enfants les plus vulnérables ».

Outre les nouveaux ambassadeurs, le président de la République a reçu à sa résidence du Plateau, une délégation tchadienne conduite par le ministre en charge de la Fonction publique et du Travail, Mokhtar Mahamat. Le chef de cette délégation était porteur d’un message du président Idriss Déby Itno à son homologue congolais, portant sur la préparation du sommet de la Cémac.

Abordé par la presse sur la signature des APE par le Cameroun sans que cela se fasse par l’ensemble des pays de la sous-région, l’émissaire du président tchadien a assuré que la prochaine réunion de la Cémac avant la tenue du sommet de l’Union africaine  va examiner les sujets d’intérêt commun de la zone et éventuellement celui des APE.  

© Adiac-Congo


Tags assigned to this article:
CanadaCongoDiplomatieJapon

No comments

Write a comment
No Comments Yet! You can be first to comment this post!

Write a Comment

Your e-mail address will not be published.
Required fields are marked*

Aller à la barre d’outils