Congo : Les gris-gris seraient à l’origine des défaites des Diables Rouges au complexe sportif de Kintélé

Rituel des notables au complexe sportif de Kintélé

Rituel des notables au complexe sportif de Kintélé Crédit photo Adiac

L’imaginaire collectif congolais avait jusque-là rendu les notables responsables des contre-performances de l’équipe nationale de football au complexe sportif de Kintélé.  Pour vaincre ce mauvais signe indien, un rituel a été organisé, le 14 octobre, sur les lieux.

La cérémonie a réuni pratiquement toutes les composantes de la notabilité téké dont la Cour de Makoko, conduite par le Ngâ-Mpo, cinquième vassal dans la chefferie téké. On y a noté également la participation du ministre des Sports et de l’éducation physique, Hugues Ngouélondélé, ainsi que trois de ses prédécesseurs, notamment le général Eta-Onka (facilitateur), Henri Okemba et Grégoire Lefouoba . Les anciens Diables rouges, médaillés d’or aux premiers Jeux africains 1965 et champions d’Afrique 1972, ont également été associés à cette cérémonie. Face au ministre des Sports et de l’éducation physique, le dialogue a été sans équivoque. « Au fond, c’est le problème de terre », a souligné Claude Moukoulabeka, un des notables facilitateurs.  Il a, par ailleurs, évoqué la réparation et la justice sociale pour résoudre le problème d’expropriation à Kintélé sur le site où est sorti de terre le complexe sportif « La Concorde ». Les Diables rouges n’y ont remporté qu’ un seul match depuis son inauguration en 2015. Les langues se sont déliées pour dire que ces contre-performances sont nées des frustrations de terriens. « Si c’est le cas, les choses ne doivent plus se passer de la sorte. Si ce n’est pas le cas, vous posez un acte symbolique pour vous dédouaner de sorte que vous ne soyez plus pointés du doigt », a indiqué Hugues Ngouélondélé, s’adressant aux notables, avant le rituel qui s’est déroulé au centre même de l’aire de jeu du stade de l’Unité.

« Ouvrons nos cœurs », pouvait-on entendre des notables qui se sont dédouanés des intentions qu’on leur prêtait. Ils ont renvoyé la balle dans le camp du onze national. Toutefois, certains techniciens du football s’accordent à dire que le rituel en lui-même ne peut rien si le niveau de l’équipe  nationale est bas. Il n’y aura donc pas de victoire par miracle si les joueurs ne travaillent pas d’arrache-pied. D’ailleurs, le tout prochain match des Diables rouges se disputera dans ce même stade, en novembre, prochain face à l’Ouganda dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde Russie 2018 pour laquelle le Congo est déjà éliminé. Ce sera un premier test. Les interprétations tous azimuts s’en suivront assurément selon l’issue de ce match.

Hugues Ngouélondélé a, pour sa part, rassuré les notables que l’Etat mettra tout en oeuvre pour trouver une solution à leurs revendications. « Nous allons, très prochainement, mettre en place une commission qui réfléchira sur les mécanismes devant permettre à l’Etat de vous payer », a déclaré Hugues Ngouélondélé. Selon lui, il n’est pas question de brader l’honneur de tout un pays, de toute une nation pour des problèmes qui, au fond, ont des solutions. Le ministre des Sports a, d’ailleurs, déjà amorcé un travail concerté avec les huissiers de justice à propos de ce dossier. Le dénouement sera sans nul doute heureux pour les uns et les autres.

Rominique Makaya

Adiac-Congo

Adiac-Congo

L’Agence d’information d’Afrique Centrale


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