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Congo : les ex-travailleurs des entreprises d’Etat liquidées réclament plus de 10 milliards FCFA

Les ex-travailleurs des entreprises liquidées, le 4 février 2016 au ministère des Finances ; crédit photo Adiac
Les ex-travailleurs des entreprises liquidées, le 4 février 2016 au ministère des Finances ; crédit photo Adiac

Issus d’une trentaine d’entreprises, ces ex-agents ont manifesté leur mécontentement ce 4 février en matinée, au cours d’un sit-in organisé devant le siège du ministère de l’Economie, des finances, du budget et du portefeuille public auquel ils reprochent le mutisme dans la résolution de cette situation

Les ex-travailleurs des entreprises d’Etat liquidées réclament, en effet, plus de 10 milliards FCFA dont 6,5 milliards FCFA pour les trente-six sociétés et 4,260 milliards FCFA, comptant pour la prime de bonne séparation des agents d’Hydro-Congo. « Nous demandons au ministère des Finances de payer notre argent, sans aucun prétexte politicien. Il connait notre dossier qu’il détient depuis 2013, qu’il paye nos fonds sans autre forme de procès », a réclamé le président de la coordination des travailleurs des entreprises d’Etat en liquidation, Etat-Mongo.

En effet, les deux protocoles d’accord transactionnels seraient transmis au ministère de l’Economie, des finances, du budget et du portefeuille public par son collègue de la Justice et des droits humains, qui est chargé de la commission des entreprises d’Etat liquidées. Cela en application de la correspondance du président de la République, demandant le 29 juin 2013 aux ministres concernés de régler définitivement la question relative au paiement des dus de cette catégorie d’agents de l’Etat.

« Nous étions, il y a une semaine, au cabinet du chef de l’Etat où il a été dit que toute la situation est aux mains du ministre des Finances, parce que c’est lui qui a les documents et qui connait les instructions du président de la République. Malheureusement, c’est un silence total, synonyme de mépris. Nous mourons comme des personnes négligées. Si vous vérifiez dans les hôpitaux, vous constaterez que la plupart des malades sont nos travailleurs. Nous nous contentons des produits de la rue, et nos enfants ne sont plus scolarisés », s’est plaint Etat-Mongo.

Fustigeant le silence observé jusque-là par les services du ministère des Finances, ces ex-travailleurs se sont, par ailleurs, demandé s’il existe une solidarité gouvernementale. « En réalité, quand il y a solidarité gouvernementale, vous recevez néanmoins des documents, si vous avez des problèmes, s’il y a des situations à régler de l’intérieur, il faut se  rapprocher des autres ministères, même de la présidence de la République, pour demander des explications. Celui qui gère l’argent ne dit mot, pourtant il détient le dossier depuis 2013 », a regretté le président de la coordination des travailleurs des entreprises d’Etat en liquidation.

Rappelons qu’en l’absence du ministre des Finances et de son directeur de cabinet, ces ex-travailleurs ont pris rendez-vous le lundi 8 février pour revenir à la charge. Au total, environ 12 000 personnes sont concernées par cette situation dont 3 000 à Pointe-Noire. Elles ont exercé dans trente-six sociétés d’État liquidées, parmi lesquelles, Ofnacom, SIACIC, Sonavi, Sotexco-UTS, OCC, RNPC, Suco, Socavilou, Soforib, Chacona, STPN, OCV, ONLP, IAD, Cetrab, Hydro-Congo, ainsi que les fermes d’Owando, de Dolisie, de Makoua et de Mbé.

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