Congo: les consultations présidentielles divisent l’opposition

Congo: les consultations présidentielles divisent l’opposition

Le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso

Le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso

Au Congo-Brazzaville, les toutes dernières consultations présidentielles sur la vie de l’Etat et de la nation semblent avoir créé des divisions au sein de l’opposition. Plusieurs responsables ont été sanctionnés pour y avoir pris part malgré l’interdiction. Frappé par une double suspension à l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS) et au Front républicain pour le respect de l’ordre constitutionnel et l’alternance démocratique (Frocad ), le député Joseph Kignoumbi Kia Mboungou ne regrette pas d’avoir dit « non » au président de vive voix. L’opposition affirme qu’elle l’avait déjà fait de plusieurs façons et qu’elle ne réclame plus qu’une organisation crédible de la présidentielle en 2016.

Joseph Kignoumbi Kia Mboungou minimise ces sanctions venant de l’UPADS et du Frocad. Pour lui, les consultations présidentielles étaient la meilleure occasion donnée à l’opposition d’aller dire au chef de l’Etat en face que le changement de la Constitution n’a aucun sens. « De notre point de vue, la sanction ne se justifie pas puisque nous n’avons ni parlé au nom de l’UPADS, ni au nom du Frocad. Nous avons pensé qu’il fallait aller dire non au président de la République de vive voix et non derrière les murs. C’est ce que nous avons fait. Je suis allé lui donner mon point de vue », explique Joseph Kignoumbi Kia Mboungou.

>>> À suivre aussi – Débat sur la constitution : L’opposition rejette l’idée d’un référendum

Mais Paul Marie Mpouelé, coordonnateur du Frocad, qui a pris la note sanctionnant Kignoumbi Kia Mboungou, rejette les arguments de ce dernier et pense que le président de la République connaît déjà la position de l’opposition qui ne réclame plus que l’organisation consensuelle de l’élection présidentielle en 2016. « Mais pourquoi le lui dire en face si les mécanismes que nous offre le monde moderne nous ont permis de lui parler ? Nous n’avons pas spécialement besoin d’aller lui dire en face. Ça changerait quoi ? Nous l’invitons donc à s’asseoir pour que nous préparions ensemble les conditions d’une élection transparente en 2016. C’est tout ce qui nous intéresse et pour le reste, c’est sans objet », explique-t-il.

Après les consultations présidentielles, les Congolais doivent s’attendre sans nul doute à la convocation d’un dialogue national.

Par RFI


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1 comment

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  1. BAYANA
    BAYANA 13 juin, 2015, 20:25

    Eish les deux congo nous reservent des surprises politique. Je pense que tout le monde est correcte mai en regardant la politique actuel de ceux qui sont au terme de leurs mandats, et leurs intentions de rester au pouvoir, je pense que c est plus important de se voir pour dire quelque chose au President sortant car a mon avis tout est connu et surtout que la population le communique atravers les manifestations donc malgre que l argument defensif du Depute Kignoumbi Kia Mboungou est fonde mais pas en ce moment car on a toujour dit que quand on mange avec le diable sur une meme table il faut manger avec une longe cuiller… merci… Je souhaite une bonne chance a l opposition qui travaille sur le respect de la constitution… merci..

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