Congo : Les consommateurs victimes d’abus dans tous les domaines de la vie sociale

Congo :  Les consommateurs victimes d’abus dans tous les domaines de la vie sociale

Pénuries d’eau potable au Congo-Brazzaville

Image d’archive|Pénuries d’eau potable au Congo-Brazzaville

L’A.c.d.d.c (Association congolaise pour la défense des droits des consommateurs), en partenariat avec la S.n.d.e (Société nationale de distribution d’eau), a organisé, jeudi 4 juin 2015, à Brazzaville, un atelier de sensibilisation sur la normalisation du facteur de développement économique dans la vie quotidienne du consommateur.

Cet atelier s’est déroulé sous le patronage de Dieudonné Moussala, président de l’A.c.d.d.c. Du bilan des activités menées par cette association au cours de l’année écoulée, il ressort que plusieurs insuffisances ont été constatées dans divers secteurs de l’administration publique. Les consommateurs congolais sont victimes de nombreux abus culturels, éducatifs, socio-sanitaires, sportifs et économiques.

Les abus relevés par l’A.c.d.d.c sont du genre: prolifération des églises de réveil, créant des nuisances sonores; les vidéo-clubs qui proposent aux enfants des films dont ils sont, en principe, protégés; les programmes de télévision qui véhiculent des messages ou des modèles plus que douteux, alors que le Congo regorge de nombreux auteurs qui peuvent inspirer de bons programmes éducatifs. «Pour ce faire, notre association suggère que l’instruction civique soit plus dynamique dans les établissements scolaires, les places publiques, afin de protéger les populations contre ces abus. Que les pouvoirs publics appliquent les lois et règlements en vigueur, pour interdire les nuisances sonores nocturnes, réactiver la loi Portela, en l’appliquant dans toute sa rigueur, organiser des contrôles inopinés d’identités pour appréhender tout contrevenant et le mettre hors d’état de nuire», souligne le rapport de l’association.

Outre les suggestions formulées, l’A.c.d.d.c fait remarquer que le secteur du sport vit par hasard au rythme des improvisations, malgré le potentiel des talents qui n’éclosent qu’à l’étranger. Et pourtant, le consommateur congolais a apprécié favorablement les prestations de l’équipe nationale de football, les Diables-rouges, lors de la Can (Coupe d’Afrique des Nations), disputée en Guinée Equatoriale, en janvier dernier. C’est pour dire qu’avec un minimum d’organisation et de prise en charge des athlètes, le Congo est capable de redorer le blason de ses sports. Les lourds investissements de l’Etat pour la construction des infrastructures sportives dans tous les départements du pays devront faire prendre conscience aux animateurs de ce secteur, de la nécessité de relancer le sport au Congo sur de bonnes bases.
Dans le secteur de la santé, l’association se demande quel est le niveau atteint dans l’exécution du P.n.d.s (Programme national de développement sanitaire). En effet, ce programme vise l’amélioration de l’état de santé des consommateurs congolais. Mais, ceux-ci s’interrogent sur les réalisations de ce programme, malgré les importantes sommes d’argent injectées dans le secteur de la santé. Cette situation a pour conséquence le recours aux tradi-praticiens, aux vendeurs d’illusions des médicaments de la rue et autres charlatans. A ce sujet, l’A.c.d.d.c encourage les pouvoirs publics à persévérer dans le suivi et l’aboutissement de nombreux projets visant à doter les départements du Congo d’hôpitaux généraux performants, tout en poursuivant la politique de formation des personnels de santé.
En ce qui concerne le secteur de l’éducation, il a connu une évolution positive, ces dernières années, malgré l’insuffisance des ressources humaines et  l’accroissement exponentiel du nombre d’enfants en âge scolaire.

Quant au secteur de l’agriculture, celui-ci laisse interrogateur. Le Congo, qui dispose énormément de terres cultivables, de la main d’œuvre jeune et disponible, d’une pluviométrie abondante, d’une hydrographique insolente, se retrouve avec une activité agricole qui atteint difficilement les 30% de production. Ce qui oblige le Congo à importer les produits agricoles dont il a besoin pour sa consommation.

Après la présentation du rapport de l’A.c.d.d.c, les participants ont suivi divers exposés sur des sous-thèmes comme: «La normalisation en République du Congo», développé par Apollinaire Batekela; «La sécurité alimentaire et la gestion des normes sanitaires et phytosanitaires», par Aimé Blaise Nitoumbi; «La qualité des produits et des services», par Malonga de Bayo; «L’étude sur le phénomène de l’environnement», présenté par Alain Kizama.
A la fin de l’atelier, les participants ont recommandé: la création d’une loi nationale pour la défense des droits des consommateurs; la création, dans les médias d’Etat, des émissions de sensibilisation sur la normalisation et l’environnement; la relance du partenariat avec l’Association française de normalisation; la création d’un organe sous-régional des consommateurs et de l’Agence congolaise de normalisation, afin de faciliter les échanges des produits et services, l’amélioration de la qualité des produits sur le marché, la santé, la sécurité des consommateurs et la protection de l’environnement.

LASEMAINEAFRICAINE


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