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Congo : Les Brazzavillois et Ponténégrins impatients d’attendre les nouveaux bus publics

Les Brazzavillois et Ponténégrins impatients d’attendre les nouveaux bus publics
Les Brazzavillois et Ponténégrins impatients d’attendre les nouveaux bus publics

Le processus d’acquisition des autobus dédiés au transport en commun dans les villes de Brazzaville et Pointe-Noire est toujours en cours. Alors que s’organise le recrutement des chauffeurs, la date de démarrage de l’exploitation n’a toujours pas été fixée. Une attente, désormais longue, qui entame la patience des Brazzavillois et Pontenegrins.

À ce jour, sur 200 bus attendus, 150 seraient déjà réceptionnés dont 82 destinés à Brazzaville et 68 à Pointe-Noire. De source proche du ministère de l’Économie et des finances, responsable de l’opération, la campagne de recrutement des chauffeurs avait déjà commencé et se poursuit. Sauf qu’elle est retardée par l’absence d’une main d’œuvre de qualité, en particulier des chauffeurs titulaires d’un Permis de conduire poids lourds.

Sur le terrain, il est également constaté que plusieurs chauffeurs qui opèrent dans les deux principales villes du Congo dans le transport en commun, encore exploité par des privés, détiennent de faux permis de conduire. Comment font-ils pour les obtenir ? Telle est la question. « Pour Brazzaville, nous avons reçu une centaine de candidatures. Nous attendons d’autres, surtout des détenteurs des permis poids lourds », indiquait aux médias le coordonnateur du projet, Alphonse Pepa. Outre le recrutement attendu des conducteurs, la réception des pièces de rechange de ces bus « made in India » serait également l’une des causes du retard constaté pour le lancement de cette société de transport en commun.

Haro au phénomène des demi-terrains ! C’est l’un des objectifs que s’assigne le gouvernement déterminé à faciliter la mobilité des populations dans les deux grandes métropoles du Congo. Ici, les transporteurs continuent de jouer les seigneurs en imposant leur loi en dépit des mesures prises
par les autorités municipales. Et pour cause : le monopôle dont ils jouissent dans ce domaine. Devant la détermination de l’État de lancer la nouvelle Société de transport public, les inquiétudes sont perceptibles du côté des opérateurs privés qui prétendent exiger un dédommagement pour avoir longtemps joué le rôle dévolu aux municipalités comme ce fut le cas dans les années 1980.

« Normalement, l’État devrait dédommager les opérateurs privés qui ont investi dans ce secteur pendant de longues années en lieu et place des mairies », argue le président du collectif des syndicats des transporteurs en commun du Congo, Patrick Milandou. En effet, loin de monopoliser l’activité, le gouvernement estime que la mise en service des bus publics aux côtés des opérateurs privés devrait plutôt favoriser une concurrence loyale dans le seul but d’aider la population.

© Adiac-Congo

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L’Agence d’information d’Afrique Centrale

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