Congo : légère reprise du secteur hors pétrole en 2019

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Une plateforme offshore d’exploitation de pétrole. © Getty Images/HeliRy

Affectés depuis la baisse des prix du pétrole sur le marché mondial, les secteurs des transports, de l’agriculture, des bâtiments et travaux publics… vont se relancer graduellement à partir de l’année prochaine.

Les prévisions du Fonds monétaire international (FMI) indiquent que contrairement à l’année 2018 où la croissance du produit intérieur brut non-pétrolier était à -5%, de 2019 à 2022, la situation devrait s’améliorer jusqu’à atteindre 5%.

Toujours selon les perspectives de cette institution de Bretton Woods, les résultats macroéconomiques en Afrique subsaharienne continuent de s’améliorer grâce aux ajustements opérés au niveau national et à un contexte extérieur favorable, marqué, entre autres, par le maintien d’une croissance régulière de l’économie mondiale, l’augmentation des prix des produits de base et des conditions financières extérieures accommodantes.

Malgré une volatilité accrue sur les marchés des produits de base, a expliqué le représentant résident du FMI au Congo, Alun Thomas, les prix de l’énergie devraient être plus élevés que prévu en avril dernier. Les perspectives sont plutôt contrastées pour les métaux et les produits de base exportés par la région.

Rappelons que dans son dernier rapport sur les perspectives économiques et financières, la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) indiquait que la contribution du secteur hors pétrole à la croissance des Etats de la sous-région est estimée cette année à 1,5% du produit intérieur brut contre 1% pour le secteur pétrolier.

Pour la période 2019-2021, les experts de la BEAC souhaitent, quant à eux, une accélération de la croissance de 3,5% à 4,1%, grâce aux activités du secteur hors-pétrole. Nonobstant la légère hausse du prix du baril de pétrole qui se situe aux environs de soixante-dix-huit dollars américains, l’économie pétrolière stagne en moyenne au Gabon, au Cameroun, en Guinée équatoriale, au Congo et au Tchad.

En dépit de ces perspectives, les vulnérabilités liées à la dette persistent. La dynamique de la dette pour les pays subsahariens en surendettement s’explique, d’après le rapport du FMI, par des déficits primaires élevés qui se sont creusés du fait de l’effondrement des prix des produits de base.

Lopelle Mboussa Gassia

Adiac-Congo

Adiac-Congo

L’Agence d’information d’Afrique Centrale


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