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Congo : le président Sassou N’Guesso devant les députés ce mardi

Image d’archive|Le Président de la République, Denis Sassou N’Guesso
Image d’archive|Le Président de la République, Denis Sassou N’Guesso

Plus d’un mois après la promulgation de la nouvelle Constitution, le chef de l’État pourrait, dans son message aux députés, fixer l’opinion nationale et internationale sur la suite du calendrier électoral et l’entrée en vigueur effective de la loi fondamentale.

Le président de la République, Denis Sassou N’Guesso,  s’adressera à la Nation, ce mardi, par le biais de l’Assemblée nationale. De source proche de la chambre basse du Parlement, le chef de l’Etat a saisi le président de l’Assemblée nationale, Justin Koumba, par courrier officiel lui demandant de convoquer les députés, ce 22 décembre, pour  une session solennelle consacrée au message qu’il a décidé d’adresser à la Nation.

Ce rendez-vous s’effectue conformément à l’alinéa 2 de l’article 94 de la Constitution du 6 novembre, précise la même source. En voici la teneur intégrale : « Le président de la République adresse, une fois l’an, un message sur l’état de la Nation au Parlement réuni en congrès.  Il  peut, à tout moment, adresser des messages à l’une ou l’autre chambre du Parlement. Ces messages ne donnent lieu à aucun débat ».

Les axes de l’adresse du chef de l’Etat n’ont pas été révélés, mais s’exprimant devant la presse, le 6 décembre, à son retour d’Afrique du Sud, où il avait pris part au Forum Chine- Afrique, Denis Sassou N’Guesso avait promis de fixer les Congolais avant la fin du mois sur l’entrée en vigueur de la nouvelle Constitution : «  J’aurais l’occasion de m’exprimer sur cette question plus en profondeur avant la fin de l’année », expliquait-il, ajoutant que « la nouvelle Constitution doit être mise en œuvre pour qu’il y ait des institutions qui soient en adéquation avec l’esprit et la lettre de la loi fondamentale » promulguée le 6 novembre dernier.

Devrait-on, peut-être s’attendre à de grandes annonces du président de la République sur les futurs rendez-vous électoraux et sur la conformité des institutions à la Constitution. Il est vrai qu’après le référendum du 25 octobre consacré au vote de la nouvelle loi fondamentale, les Congolais s’interrogent sur l’effectivité de son entrée en application. En parlant des institutions qu’elle a prévues en rupture avec la Constitution du 20 janvier, on pense entre autres, à la désignation d’un Premier ministre, chef du gouvernement.

Par ailleurs, les partis politiques de l’opposition, comme de la majorité, sont sur un chantier qui leur tient à cœur, presque en chœur, celui de la gouvernance électorale. Le président de la République pourrait, peut-être aussi, apaiser les uns et les autres sur toutes ces questions dont l’actualité n’est plus à démontrer.

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