Congo: Le Premier ministre Clément Mouamba veut que le pétrole devienne « un produit d’appoint »

Clément Mouamba

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Le Premier ministre congolais Clément Mouamba a déclaré mardi qu’il souhaitait que le pétrole devienne « un produit d’appoint » dans les ressources de son pays alors que Brazzaville négocie avec le FMI pour sortir d’une crise liée à la chute des prix de l’or noir.

« On s’était endormi sur le pétrole, au lieu de considérer que les deux mamelles des ressources sont les douanes et les impôts. On devrait faire du pétrole un produit d’appoint », a déclaré le Premier ministre lors d’une conférence de presse à l’issue d’une visite d’une mission du Fonds monétaire international (FMI) à Brazzaville.

« Ils ont eu toutes les informations qu’ils voulaient », a estimé M. Mouamba alors que le FMI avait réévalué en août la dette du pays pétrolier de 77 à 117% du Produit intérieur brut (PIB).

« Le Congo a des besoins énormes », a souligné le Premier ministre assurant que dans l’accord avec le FMI « il n’y aura pas des mesures de nature à déstabiliser l’économie nationale déjà affaiblie. Il faut garantir la paix sociale et surtout la paie de ceux qui travaillent. A condition qu’ils travaillent réellement ».

Plusieurs grèves agitent actuellement le Congo-Brazzaville et ses 4,5 millions d’habitants (université et hôpital public principalement).

Lors de sa dernière mission fin septembre, le FMI a évalué la dette du Congo « à environ 110% » du produit intérieur brut (PIB), soit « 5.329 milliards de francs CFA » (environ 9,14 milliards de dollars américains).

M. Mouamba a reconnu qu' »il y a surdendettement », refusant de considérer le Congo comme « un mauvais élève » de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (Cémac – Cameroun, Congo, Centrafrique, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad).

Le Congo-Brazzaville avait annoncé jeudi qu’il voulait renégocier avec ses créanciers les termes de sa dette.

« L’économie congolaise est encore très peu diversifiée. Elle repose largement sur le pétrole qui, avec une production estimée à 232.000 barils/jour en 2016 » représente « 58,6% du PIB », selon une note du Trésor français.

Une ONG suisse, Public Eye, a récemment enquêté sur les pratiques d’une société de négoce pétrolière, Gunvor, soupçonnée par la justice helvète d’avoir corrompu des officiels proches du président du Congo pour acheter du pétrole.

Par l’AFP

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