Congo : le parquet confirme le décès du colonel Marcel Ntsourou, ancien numéro 2 des renseignements

Congo : le parquet confirme le décès du colonel Marcel Ntsourou, ancien numéro 2 des renseignements

Le colonel Marcel Ntsourou, ancien secrétaire général adjoint du Conseil national de sécurité (CNR), est décédé ce vendredi à la mi-journée à l’hôpital militaire de Brazzaville.

« Le service des urgences de l’hôpital central des armées Pierre Mobengo a reçu de l’infirmerie de la Maison d’arrêt de Brazzaville, le nommé Marcel Ntsourou. Après l’avoir examiné en urgence et relevé que le corps ne représentait aucune lésion externe apparente, il a été cliniquement constaté le décès du susnommé suite à un arrêt cardio-respiratoire », a déclaré le Médecin général, directeur central des services de santé des armées, Pascal Ibata.

Marcel Ntsourou qui purgeait une peine d’emprisonnement à la Maison d’arrêt de Brazzaville a trouvé la mort dans les circonstances qui restent encore à élucider, à en croire le procureur de la République, André Gakala Oko.

Selon lui, c’est aux environs de 11 heures que le directeur de la Maison d’arrêt a été alerté par le neveu du défunt, Franck Mbani, un codétenu de Marcel Ntsourou, sur le fait que son oncle venait de faire un malaise.

Ce dernier, a précisé le procureur de la République, avait sollicité et obtenu depuis plus d’une année, la possibilité de cohabiter dans sa cellule avec son neveu condamné au même titre que lui.

« Fort de ce qui précède, j’ai ordonné à la Police judiciaire d’ouvrir une enquête et de procéder immédiatement à l’audition de monsieur Franck Mbani pour élucider les circonstances de la survenue inopinée du malaise de celui-ci », souligne le communiqué du procureur de la République, précisant que son parquet tiendra informé l’opinion nationale de l’évolution de cette enquête.

Selon une source pénitentiaire, Marcel Ntsourou est tombé dans sa cellule vers 11h00 et est entré
dans un profond coma avant de rendre l’âme à 11 heures 20 minutes à l’hôpital militaire ou il n’a pu être réanimé.

Peu avant sa condamnation à perpétuité, Marcel Ntsourou avait été jugé et condamné pour « rébellion, détention illégale d’armes de guerre et de munitions, assassinat, coups et blessures volontaires et association de malfaiteurs » par la chambre criminelle de la Cour d’appel de Brazzaville

Guy-Gervais Kitina
 

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