Congo : Le journaliste Alain Shungu, définitivement libre, est rentré chez lui en famille

Congo : Le journaliste Alain Shungu, définitivement libre, est rentré chez lui en famille

Le journaliste Alain Shungu|©DR

Le journaliste Alain Shungu|©DR

Le journaliste Alain Shungu, correspondant de TV5 monde et directeur de Equateur service télévision (ESTV) et deux de ses collègues dont Maixent Makaya Foukou de la Drtv ont rejoint ce lundi 20 juin en fin d’après-midi leur famille à Brazzaville, après une aventure pour le moins sulfureuse dans la Likouala.

Arrivé à Brazzaville sous escorte policière après deux heures de vol entre Impfondo et Brazzaville, Alain Shungu et ses collègues ont finalement été priés de rentrer chez eux. Les officiers de police évoluant à la Direction générale de la police où les journalistes étaient conduits après l’aéroport Maya Maya n’ont pas trouvé utile d’y garder les chevaliers de plumes et de micro.

Lundi matin, les journalistes, en semi liberté, sont repartis à la police de Impfondo où ils étaient transférés un jour avant, pour récupérer leurs affaires. « Votre cas sera vu à Brazzaville », leur a crié un officier de police, assurant les accompagner sous escorte jusqu’au pied de l’avion.

Et c »est sous ce même « sous escorte » qu’ils ont été cueillis en début d’après-midi à l’aéroport international de Maya Maya par des policiers en civil. Des témoins, notamment des journalistes, affirment avoir aperçu le petit groupe fondre discrètement dans les méandres de l’aérogare de Brazzaville jusqu’au véhicule qui devrait les transporter à la direction générale de la police. Et non à la Direction générale de la surveillance du territoire comme on le prétendait.

Arrêté et gardé à vue à Bétou à l’extrême nord du Congo où il faisait le reportage sur les réfugiés, Alain Shungu a été entendu sur procès verbal par des policiers. D’abord, on reprochait au journaliste de n’avoir fait des civilités aux autorités administratives locales, ensuite plus rien. Le ministre de la Communication a parlé lui d’un malentendu, sans vraiment dire le problème. Même là, les trois reporters n’étaient toujours en liberté.

Dieu merci, ils sont donc rentrés chez eux en famille. L’aventure sulfureuse est désormais derrière eux.

Par Arsène SEVERIN


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