Congo : le gouvernement tourne vers le secteur privé pour booster l’économie

Congo : le gouvernement tourne vers le secteur privé pour booster l’économie

Face à la chute du prix du baril du pétrole, première source de revenu du pays contribuant à plus de 70% au budget de l’Etat, le gouvernement congolais entend s’appuyer sur le secteur privé national, en vue de créer une synergie capable de mieux faire vivre l’économie.

« La vie de vos entreprises va de pair avec la vision de l’Etat de développer le pays », a déclaré le Premier ministre congolais, Clément Mouamba, lors d’une rencontre avec les chefs d’entreprises membres de l’Union patronale et interprofessionnelle du Congo (Uni-Congo).

L’initiative du gouvernement vise à renforcer le partenariat public-privé bénéfique pour le développement de l’économie nationale. Il s’agit de mutualiser les efforts dans un contexte économique difficile.

L’Uni-Congo regorge près de 300 entreprises, qui contribuent d’une manière importante à la création d’emplois dans le pays, selon le vice-président de la structure, Alphonse Missengui.

« Le gouvernement de la République n’a pas tort d’échanger de sorte à trouver des justes solutions et que l’économie congolaise se développe. Dans cet élan, notre souhait est que le partenariat public-privé franchisse un nouveau cap », ont indiqué les responsables d’Uni-Congo.

La dette publique du Congo s’élève à 2.785 milliards de FCFA (environ 4,81 milliards de dollars), au 31 mars 2016, a déclaré en juin dernier, le Premier ministre congolais.

« La dette publique de notre pays au 31 mars 2016, s’élève à 2.785 milliards de F CFA, dont 350 milliards de dette intérieure, répartie entre la dette sociale et la dette commerciale », a-t-il précisé, au cours de la présentation du programme d’action de son gouvernement à l’Assemblée nationale, le 3 juin dernier.

La dette extérieure du Congo représentait près de 50% du produit intérieur brut (PIB) à fin décembre 2015, contre 20% cinq ans plus tôt. D’après lui, la détérioration de cet indicateur impose l’observation d’une politique d’endettement prudente, afin d’éviter de compromettre la viabilité de la dette prescrite par des standards internationaux.

« Nous sentons qu’il y a une véritable volonté de coordination et de partage entre les entreprises du secteur privé et le gouvernement de la République », a fait savoir Cyriaque Okoumou Ombolla, un des membres du groupe patronal.

« Une telle initiative ne peut que renforcer le partenariat entre le gouvernement et nos entreprises qui participent, jour après jour, au développement de l’économie de notre pays. Si nous regardons ensemble dans la même direction nous allons réussir », a pour sa part précisé le premier vice-président de l’Uni-Congo, Alphonse Missengui.

Préoccupé par le rétablissement de la « stabilité macro-économique » du pays, le chef du gouvernement avait avoué récemment lors de son séjour à Paris, en France, que « le Congo connait une situation économique difficile, mais pas insurmontable ».

« Il ne faut se mentir, la chute du prix du baril de pétrole rend la situation économique difficile. Le Congo compte faire beaucoup d’efforts. Des engagements ont été pris pour que le minimum national soit assuré, notamment le salaire des fonctionnaires », avait déclaré dans la même période le premier ministre dans une interview à un média local.

Parlant de la dette congolaise vis-à-vis des partenaires financiers internationaux, il a promis de liquider les arriérés avec les partenaires français dans quelques mois.

« Nous venons de lancer un signal fort, celui de commencer à payer la dette et de réduire le budget. Ce signal était attendu de tous nos partenaires », a lancé Clément Mouamba.

Avec Xinhua


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