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Congo : le gouvernement revoit le budget de l’Etat pour l’exercice 2016

Le gouvernement congolais -  Image d’archive |©DR
Le gouvernement congolais – Image d’archive |©DR

Le ministre des Finances, du budget et du portefeuille public, Calixte Ganongo a présenté le 29 juin devant les deux chambres du Parlement (Assemblée nationale et Sénat), le budget rectifié de l’Etat exercice 2016 qui se chiffre en ressources et en charges à la somme de 3564 milliards 291millions de FCFA.

 Elaboré en raison de l’incertitude qui entoure les recettes pétrolières, a-t-il dit, celui-ci entend mettre en œuvre les principales priorités de l’action gouvernementale notamment assurer le développement local, impulser la marche vers le développement et garantir le fonctionnement de l’Etat. La nouvelle  loi de finances corrective soumise au Parlement pour adoption, prévoit en recettes, la somme de 2.121,5 milliards FCFA, et en dépenses, la somme de 2.3966 milliards FCFA.

Afin de mettre en œuvre ces principales priorités, l’Etat a été amené à réévaluer les charges et les ressources. Pour ce qui est des ressources, celles-ci sont établies à la somme de 2121,5 milliards FCFA contre 2333 milliards FCFA dans la loi de finances initiale, soit une baisse de 9,1%, due principalement à la prudence qui s’impose sur l’évolution future du cours du pétrole.

 Les recettes fiscales et douanières quant à elles n’ont connu aucune variation et demeurent à 1046,5 milliards FCFA.  Ce niveau sera atteint grâce à l’élargissement de l’assiette de la taxe sur les transferts des fonds, de la taxe sur le trafic des communications électroniques et de la taxe unique sur les salaires.

Calixte Ganongo a en outre rappelé que les recettes courantes non fiscales se situeraient à 580 milliards FCFA dans la loi de finances rectificative contre 785,6 milliards CFA dans sa version initiale, soit une baisse de 26,2%.

En ce qui concerne les charges, a souligné le ministre, celles-ci sont arrêtées à la somme de 2396 milliards FCFA dans le projet de loi de finances rectificative contre 2608 milliards dans la loi initiale soit une contraction de 8,1%.

La masse salariale quant à elle n’a pas changé. Elle est maintenue à 410 milliards FCFA. Elle prend en compte entre autres le relèvement du point indiciaire des salaires des agents de l’Etat à 275, conformément aux conclusions du dialogue social et le recrutement de nouveaux  fonctionnaires, notamment dans les secteurs de la santé et de l’enseignement. 

 Les dépenses de fonctionnement courant, qui comprennent les biens et services ainsi que les charges communes s’établissent à 300 milliards FCFA dans ce nouveau budget rectifié contre 319,5 milliards dans la loi de finances initiale soit une baisse de 6%. Quant aux dépenses d’intervention de l’Etat révisées, celles-ci ont légèrement augmenté. Elles ont été fixées à 356 milliards CFA contre 345 milliards dans le précédent soit une hausse de 3,2%. Enfin les dépenses d’investissement se situent à 1307 milliards contre 1510,5 milliards dans sa version initiale, soit une diminution de 13,5%.

Au terme de sa présentation, le ministre des finances a indiqué que la baisse des recettes pétrolières a fortement influé sur les décisions d’investissement du gouvernement et que les interventions de l’Etat seront centrées sur l’essentiel.

Pour sa part, le l’Assemblée nationale, Justin Koumba, a indiqué que le réajustement budgétaire vise une meilleure efficacité dans la gestion des dépenses publiques. « L’objectif d’une meilleure efficacité de la gestion publique, du passage d’une culture de moyens à une culture de résultats, qui implique un contrôle postériori, nécessite la définition d’une nouvelle nomenclature budgétaire autour des missions et de programmes, et centrée sur la performance », a-t-il précisé.

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