Congo : le gouvernement hausse le ton sur l’uniforme à l’école

Congo : le gouvernement hausse le ton sur l’uniforme à l’école

Le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et de l’Alphabétisation, a rappelé aux participants à la 18e session du Conseil national de l’éducation que la décision gouvernementale de l’uniformisation de la tenue scolaire est générale, impersonnelle et irrévocable

Depuis l’annonce de la décision de l’uniformisation de la tenue scolaire dans les secteurs publics et privés, certaines langues se délient, voulant ainsi fouler aux pieds cette démarche, surtout au niveau de certains établissements privés. Pour le ministre Anatole Collinet Makosso qui s’exprimait à la clôture des travaux de la 18e session du Conseil national de l’éducation préscolaire, de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation, tenue du 12 au 14 septembre à Brazzaville, cette décision s’impose à tous et aucun plaidoyer n’est autorisé.

Six recommandations pour redorer le blason de l’école congolaise

Placé sur le thème : « La formation initiale et continue des enseignants comme l’un des piliers de la stratégie sectorielle de l’éducation », le 18e conseil national de l’éducation a regroupé les conseillers venus des douze départements du Congo. Après avoir suivi plusieurs exposés et fait l’autopsie de leur profession, les participants ont formulé six recommandations. En effet, ils ont demandé la réouverture à l’Ecole normale supérieure (ENS) des filières des déficients sensoriels (auditifs et visuels) et des psychopédagogues et la mise en adéquation des programmes de formation initiale avec ceux de l’enseignement.  Les participants ont aussi suggéré la restauration des stages de recyclage des enseignants pendant la période de grandes vacances scolaires ; la systématisation des jardins potagers dans les établissements scolaires ; la réouverture des écoles d’application ; la concrétisation de l’ouverture à l’ENS de la filière des inspecteurs de lycées.

Clôturant les travaux, le ministre Anatole Collinet Makosso a rappelé que la formation initiale et continue des enseignants était l’une des actions prioritaires de la stratégie sectorielle de l’éducation. Elle s’inscrit, selon lui, dans le cadre de la quête permanente de la qualité de l’éducation et dans la perspective de l’émergence du pays. L’éducation est, a-t-il déclaré, au centre de toute problématique de développement durable d’un pays. Elle contribue directement au développement humain, à l’amélioration de la productivité, à l’innovation technologique et au développement socioéconomique.

« Pour y parvenir, il ne suffit pas seulement d’augmenter et d’améliorer les structures scolaires et d’avoir des apprenants, il faut aussi et surtout disposer d’enseignants bien formés, motivés et capables de relever les défis que la demande sociale exige », a souligné Anatole Collinet Makosso, s’engageant à multiplier des initiatives novatrices dans le cadre du renforcement des capacités des enseignants, en s’appuyant sur la mise en œuvre de la stratégie sectorielle de l’éducation 2015-2025.

Il a, par ailleurs, martelé sur la nécessité de réviser l’armature juridique nationale et repenser les programmes tant au niveau des écoles de formation que des collèges et lycées. L’autre urgence consiste à l’élaboration d’une politique nationale de formation initiale et continue des enseignants. Celle-ci orientera toute l’action formatrice des ressources humaines de qualité.

« À la lumière des résultats auxquels vous êtes parvenus et à la qualité des échanges qui ont eu lieu, j’ose croire que les recommandations de cette 18e session du conseil national seront vulgarisées et exécutées dans le cadre du plan d’actions à moyen terme, de la stratégie sectorielle de l’éducation », espère-t-il.

Parfait Wilfried Douniama

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