home Congo, Politique Congo : L’Adhuc vivement inquiète par l’arrestation et la disparition des opposants

Congo : L’Adhuc vivement inquiète par l’arrestation et la disparition des opposants

Dans un communiqué de presse publié à Brazzaville, le 20 juin 2016, l’Adhuc (Association pour les droits de l’homme et l’univers carcéral) exprime ses vives inquiétudes devant la série d’arrestations qui vise les partisans de l’opposition, particulièrement ceux proches de l’ancien candidat à l’élection présidentielle, André Okombi-Salissa. Cette association de défense des droits de l’homme dirigée par Loamba-Moké constate «l’établissement d’une ère d’arrestations autour des opposants politiques dont certains ont été candidats à l’élection présidentielle de mars 2016 et autour de leurs collaborateurs». Voici l’intégralité de ce communiqué de presse.

«Le Congo est un Etat de droit comme ne cessent de marteler les autorités policières et judiciaires de notre pays. Mais Il s’avère ostensiblement qu’à côté des  procédures prévues dans le code de procédure pénale, les procédures et des arrestations illégales sont monnaie courante. Depuis le mois d’octobre de l’année passée, les arrestations se profilent à une extrémité inquiétante. Au nombre des détenus partisans des leaders de l’opposition: le 17 juin 2016 dernier aux environs de 20 heures  Monsieur Bazembé Rodriguez, père de 5 enfants, Sergent, ancien garde du corps du député Ministre André Okombi-Salissa, ayant regagné son corps d’origine au régiment blindé, demeurant au 83 de la rue Mayama à Moungali, a été arrêté  par la police, sans mandat d’amener, ni mandat d’arrêt.

De même, Monsieur Delly Rufin dit Katengue, civil de son état travaillant à la résidence du député Ministre André Okombi Salissa a subi le même sort des policiers. Jusqu’à ce jour, ils sont portés disparus, le lieu de leur détention est méconnu de leurs proches, nonobstant la ronde qu’ils ont effectuée dans les commissariats de police de Brazzaville. On s’interroge s’ils sont toujours vivants ou morts.

On comprend aisément le mobile faisant que ce type de dossier ne soit point médiatisé, l’irrégularité de la procédure est criarde, au regard de l’heure de l’interpellation. Les cas d’espèces sus cités dénotent une procédure des «hommes forts» n’ayant de comptes à rendre à personne. Cela discrédite de plus en plus l’image du pays.

Subjuguée par l’idée selon laquelle le respect des droits de l’homme est le socle de la démocratie et de la paix sociale, l’Adhuc sollicite la libération, sans condition, à défaut de la régularisation de la procédure initiée contre Messieurs Bazembé et Monsieur Delly Rufin dit Katengué, par l’ouverture d’une information judiciaire, le respect scrupuleux des dispositions de Constitution, du code de procédure pénale, de la Charte africaine des droit de l’homme et des peuples, de la Convention internationale sur les droits civils et politiques».

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