home Brazzaville, Congo Congo : La traversée par pirogue toujours suspendue sur la rivière Djoué

Congo : La traversée par pirogue toujours suspendue sur la rivière Djoué

 
Image d’archive|© DR
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Les populations de Mansimou , Mayanga, Agricongo et Moussosso continuent à tirer le diable par la queue pour se rendre dans les autres quartiers de Brazzaville. Les tracasseries des bus et taxis bus ne leur permettent pas de se mouvoir à moindre frais. La pirogue , le moyen de transport le plus pratique et le mons coûteux, n’existe plus depuis près de cinq mois. Les autorités publiques ont jugé mieux de suspendre ce mode de transport pour des raisons non encore inavouées .

Désormais pour se rendre dans les quartiers périphériques de l’arrondissement 8 Madibou, la seule voix existante c’est la route goudronnée qu’est la nationale N1. Avec les contrôles de routine de la force publique à Bifouiti, au PSP Makélékélé et au pont du Djoué, les transporteurs choisissent les destinations les moins tracassantes. Ce qui fait qu’à partir de 20 heures obtenir un moyen de transport en direction de  l’arrondissement 8 devient difficile.

Il suffit de passer à l’arrêt de bus Angola libre à Makélékélé pour s’en convaincre et jusqu’à zéro heure, la foule impatiente et inquiète est abandonnée à elle-même. Dans cet arrondissement, les quartiers les plus défavorisés demeurent Mantsimou, Mayanga, Agricongo et  Moussosso. Non seulement que le pont sur le Djoué pour atteindre facilement les quartiers de kinsoundi, Barrage, Mbimi … fait défaut, mais encore la traversée pirogue qui comblait ce déficit a été interdite par des autorités publiques.

Les raisons de cette interdiction ne sont pas connues. Que soit du côté des autorités que des piroguiers c’est le grand silence. La nature ayant horreur du vide, les spéculations vont donc bon train. Dans les bus et taxis-bus, il ne se passe plus un jour sans que l’on assiste à des cris de détresse et aux grincements des dents. Selon la rumeur, la décision des autorités fait suite au non respect des clauses de l’accord signé entre ces derniers et les piroguiers.

En effet, le prix de la traversée par pirogue était fixé de commun accord à 50 Fcfa. Mais,se rendant compte de l’affluence de la clientèle, les piroguiers vont jouer à la surenchère en le fixant à 100 Fcfa. Indignés par cette attitude mercantiliste, les autorités ont tapé du poing sur la planche. Et pour calmer leur fureur, les piroguiers ont promis de verser quelque chose dans les caisses de l’Etat. Une proposition qui a rencontré l’assentiment des autorités congolaises.

Cependant au bout d’un certain temps, les autorités sont restées sur leur faim,les piroguiers jouant à l’ingratitude. La patience étant amère, les autorités ont brandi un carton rouge en confisquant toutes les pirogues desservant la rivière Djoué dans les quartiers Moussosso et Agricongo. les tentatives de négociations proposées par les piroguiers ont été foulées au pied. et depuis près de 5 mois, c’est le statu quo qui demeure et cela au grand dame des populations qui éprouvent toutes les peines du monde pour se mouvoir à moindre coût.

Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, les bus et les taxis-bus sont passés à la vitesse supérieure en taxant désormais le ticket de transport à 250 Fcfa. L’affluence étant de mise, les demi-terrains font désormais surface. Avant 6 heures du matin, il est possible d’arriver au marché total à 250 Fcfa, mais à partir de 7h30-8h, le parcours est sectionné. Pour un bus qui quitte le quartier Agricongo, le client subit un véritable rançonnage. Il doit payer la somme de 250 FCFA du quartier Agricongo jusqu’à Mafouta et de Mafouta jusqu’à Bifouiti 150 Fcfa et reste du trajet jusqu’au marché total est facturé à 100 Fcfa.

Aggravée par l’absence des bus de la STPU qui ne desservent pas ces zones, cette situation commence à provoquer des remous. Il est temps pour les autorités de privilégier l’intérêt supérieur des populations pour que les tracasseries subies par elles puissent diminuer . Dépenser chaque jour, la somme de  1000 Fcfa pour le transport est plus que suicidaire pour un fonctionnaire moyen, un élève, un étudiant. La zone d’Agricongo, de Mayanga et de Moussosso n’étant pas pourvus de lycée d’enseignement général et technique, les apprenants subissent un véritable martyr. Qu’aux autorités de comprendre que c’est la population qui paye le plus grand prix que ces piroguiers véreux.

© Brazzavox

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