Congo: la fin du calvaire pour Brazzaville et Pointe-Noire?

Congo: la fin du calvaire pour Brazzaville et Pointe-Noire?

La fin du calvaire pour Brazzaville et Pointe-Noire?

La fin du calvaire pour Brazzaville et Pointe-Noire?

Lors de son message de vœux à l’occasion du Nouvel an, le président de la République, Denis Sassou N’Guesso,  avait annoncé la création cette année, d’une « société publique de transport urbain », afin de mettre un terme à l’épineux problème du déplacement des populations dans les deux principales villes du Congo.

Depuis plus d’une vingtaine d’années, en effet,  se procurer un moyen de transport à Brazzaville et Pointe-Noire est vécu comme un véritable calvaire. Ceci, même quand vous disposez de quoi payer votre ticket de transport dans un bus ou d’emprunter un taxi pour aller d’un point de la ville à un autre.  Il s’est créé chez les propriétaires des taxis et bus, une telle cupidité que les règles de transport ont totalement été changées par le phénomène dit de demi-terrains,  qui consiste à écouter les distances pour gagner plus d’argent.

Les couches de la population les plus touchées par cette façon de faire, ce sont les élèves et étudiants, les travailleurs, mais aussi les commerçantes et les commerçants.  Tous se demandaient  comment les pouvoirs publics ne parvenaient pas à résoudre ce problème qui a des effets réels sur la productivité, sur le fonctionnement des administrations. A n’en point douter, l’annonce faite par le chef de l’Etat a dû soulager plus d’un.

Dans le courant de l’année passée, le Maire de Brazzaville, Hugues Ngouélondélé, avait assuré de l’arrivée des bus de transport en commun au profit de la capitale politique et de la capitale économique  Nous parlions alors de «  bonne nouvelle venue de la Marie ». Le temps a semblé passer plus vite et l’attente plus longue. En prenant ce problème à bras le corps, le gouvernement, à travers l’annonce du chef de l’Etat voudrait peut-être créer les conditions d’une meilleure gestion de cette question cruciale du transport public là où il se pose avec acuité.

Une chose est évidemment de doter Brazzaville et Pointe-Noire de bus de transport en commun, une autre est d’en assurer la pérennité par un bon management. Par le passé, les deux villes avaient expérimenté avec des fortunes diverses des sociétés de ce type, la Société des transports de Brazzaville (passée ensuite à société des transports urbain de Brazzaville (STB et STUB), puis Société des transports de Pointe-Noire (STPN). La gestion de celles-ci avait été critiquée avec pour résultat la mise de la clé sous le paillasson pour les deux entreprises.

Même si, pour l’heure, aucune date n’a été fixée pour l’arrivée de ces  bus dont seront dotées Brazza-la-Verte et Ponton-la-Belle, au grand soulagement de leurs habitants, des précautions devraient être prises pour qu’ils soient gérés par une ou des entités viables. L’emploi étant très recherché ici, il faudrait éviter de tomber dans le piège de l’embauche sans fin d’agents, parfois au profil douteux, qui pourront à terme devenir une charge cassante pour les jeunes sociétés attendues.
Les Conseils municipaux et départementaux des villes concernées ont de quoi se montrer attentifs, en attendant, bien sûr, de savoir à qui reviendra la gestion effective de ces autocars publics. Pour leur part, Brazzavillois et Pontenégrins restent tout-yeux tout ouïe.

© Adiac-Congo


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