home Art & Culture Congo : La cité royale de Mbé accueille le lancement national du Fespam 2015

Congo : La cité royale de Mbé accueille le lancement national du Fespam 2015

Jean Claude Gakosso
Le ministre de la Culture et des arts, Jean Claude Gakosso, a donné le 9 mai, le coup d’envoi de la campagne de promotion de la 10ème édition du Festival panafricain de musique (Fespam).

C’est à Mbé, une bourgade historique du royaume Téké située à 150 kilomètres de Brazzaville que le ministre de la Culture et des arts, Jean Claude Gakosso, a donné  le 9 mai, le coup d’envoi de la campagne de promotion de la 10ème édition du Festival panafricain de musique (Fespam). C’était en présence de sa majesté le roi Auguste Nguempio et ses vassaux, du ministre du Tourisme et  de l’environnement Josué Rodrigue Ngouonimba, et de la représentante de l’Unesco au Congo Ana Elisa de Santana Afonso.

La cour de l’ancien palais royal était investie pour accueillir cette cérémonie de lancement qui s’est faite uniquement aux rythmes des chants et danses traditionnels des groupes de la contrée comme Manstiémé ,Obitan, et l’association des jeunes du district de Ngabé à travers le groupe Simba Nsakala.

Depuis vingt ans le Congo organise sans discontinuité le Fespam, rassemblant à chaque édition des milliers d’artistes et d’experts, des mélomanes, des producteurs et des promoteurs sans oublier des touristes.« Aujourd’hui  de Kinkala à  Brazzaville, d’Ignié, et de Ngabé nous sommes venus réactiver les feux des origines et nous abreuver aux sources de la tradition. Celle qui fait que tout en étant authentiquement nous-mêmes nous tendions la main à des humains différents venus d’autres cieux », a souligné Dieudonné Moyongo Commissaire général du Fespam.

La représentante de l’Unesco Ana Elisa de Santana Afonso a souligné l’implication des autorités de Mbé dans cet évènement. Ainsi, a-t-elle reconnu  grâce à sa légendaire hospitalité et à sa redoutable force de résistance, le royaume Téké a été l’un des acteurs clés de l’histoire des relations diplomatiques entre l’Afrique et l’Europe.

Elle a ensuite salué le choix porté sur le domaine royal de Mbé comme lieu de lancement de cette édition du Fespam « les tambours de Mbé lieu de mémoire, lieu sacré, lieu d’histoire, lieu d’un riche savoir sur l’environnement et l’administration territoriale annoncent au monde que le fespam aura bel et bien lieu cette année. Les griots de Djimi exhortent les gouvernements, les médiateurs et acteurs culturels africains à y prendre part », a-t-elle renchéri.

En sa qualité de Vice-présidente du Comité directeur du Fespam, la représentante de l’Unesco a joint sa voix à celle du gouvernement du Congo pour lancer un appel aux Etats africains et aux mécènes de façon à contribuer financièrement et à soutenir la participation des musiciens à cette édition du Fespam.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Le roi remet deux symboles au ministre de la Culture.

Comme c’est le cas à chaque cérémonie de lancement du Fespam, le ministre de la Culture joue un instrument de musique.  À Mbé, avant ce cérémonial sa majesté le Roi Auguste Nguempio a remis à Jean Claude Gakosso le « Ba », instrument annonciateur du message d’un dignitaire et le « Onkou » instrument de musique traditionnelle symbole de la joie, l’amour et la paix. Une manière pour l’autorité royale d’affirmer son soutien indefectible à cette édition. Le lancement de cette édition a ainsi été donné par le son des cornes de buffle.

la 10ème édition du Fespam aura lieu du 18 au 25 juillet à Brazzaville sur le thème « la dynamique des musiques africaines dans la diversité des expressions culturelles ».

Mbé Village de rassemblement.

Situé dans le district de Ngabé, Mbé est un village historique. C’est dans ce village  que fut signé le 10 septembre 1883 le traité d’amitié entre la France et le royaume téké. La France représentée par l’explorateur Pierre Savorgnan de Brazza et le royaume téké par sa majesté le roi Ilo 1er. » À cette époque il n’avait jamais été question d’une quelconque cession du royaume à une puissance quelconque. Ce fut un traité d’amitié à l’issue de longues et âpres négociations. Car si le souverain Téké connaissait les intentions réelles du visiteur il en serait autrement », a souligné sa majesté le roi Auguste Nguempio.

C’est aussi à Mbé que le roi administrait le royaume limité au nord par la forêt équatoriale qui borde la cuvette centrale, à l’ouest par la province gabonaise de l’Ogooué, au sud par le département du Niari et à l’est par la province du Bandundu en République démocratique du Congo. Le royaume téké était un grand empire qui s’appelait Ngoumou et qui comprenait aussi les royaumes Loango en République du Congo et au Gabon. La plus grande partie du royaume Téké se situe au Congo berceau de la culture et de la conservation du patrimoine Téké.

Mbé signifie en langue téké le village de rassemblement, carrefour de toute la civilisation téké. C’est donc un village d’attraction de tous les Batékés et pour tout le symbolisme qu’il représente pour eux.  cette cité royale est en voie d’être inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’unesco.

© Adiac-Congo

TAGS:
Photo du profil de Adiac-Congo

Adiac-Congo

L’Agence d’information d’Afrique Centrale

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Aller à la barre d’outils