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Congo : Jacques Banangandzala quitte le PCT, le parti au pouvoir

Jacques Banangandzala, l'ancien président du Conseil supérieur de la liberté de communication a annoncé sa démission du Parti congolais du travail (PCT), le 8 août, à Brazzaville.
Jacques Banangandzala, l’ancien président du Conseil supérieur de la liberté de communication a annoncé sa démission du Parti congolais du travail (PCT), le 8 août, à Brazzaville.

L’ancien président du Conseil supérieur de la liberté de communication a annoncé sa démission du Parti congolais du travail (PCT), le 8 août, à Brazzaville. La lettre de démission, faisant mention de ses motivations, a été déposée auprès du secrétaire général, Pierre Ngolo, en date du 4 août.

« J’ai décidé de mettre fin à mon appartenance au PCT, pour être en harmonie avec ma conscience démocratique. Oui la démocratie est respectueuse des lois. Sans pression aucune, en toute responsabilité, les acteurs politiques décidèrent de mettre fin à des présidences à vie. Mieux, ils prirent l’importante décision de ne plus jamais remettre en cause l’alternance politique au Congo. Soudainement, une révélation selon laquelle la Constitution du 20 janvier doit être changée à quelques mois de la fin du deuxième mandat du président de la République. Ce n’est nullement une vision politique. J’avoue que j’ai du mal à comprendre une telle logique politique », a souligné Jacques Banangandzala, qui a rappelé le contexte politique et institutionnel ayant permis au Congo de se doter de la Constitution du 20 janvier 2002.

« Aujourd’hui assumons… », lâche-t-il et affirme être déboussolé suite à la position du PCT en faveur du changement de l’actuelle loi fondamentale. Après avoir analysé la situation politique nationale actuelle, les anciens membres du Mouvement pour le renouveau démocratique (MRD), qui avaient accepté les accords de fusion avec le PCT, ainsi que ceux qui avaient rejeté cette décision ont décidé de remettre en cause  l’alliance MDR-PCT, et de voir les modalités d’adhésion à la nouvelle plate-forme politique, l’Initiative pour la démocratie au Congo.

Pour la petite histoire, membre du PCT à l’époque du parti unique, Jacques Banangandzala devient ensuite membre du Mouvement africain pour la renaissance et la solidarité, qui a donné naissance à l’Alliance congolaise pour l’ouverture, le salut et la solidarité (Acoss). Face au contexte politique de l’époque, l’Acoss se mit aux côtés des autres forces démocratiques pour mener la culture de la démocratie universaliste. C’est alors que les forces démocratiques unies furent créées. Celles-ci avaient pour fondement la défense des principes démocratiques, la promotion des libertés et droits humains ainsi que des valeurs de paix et de démocratie. Dans cette dynamique, le Mouvement pour le renouveau démocratique (MRD) voit le jour.

C’est à la faveur du 6e congrès extraordinaire du PCT que les membres du MRD avaient décidé de dissoudre leur parti pour adhérer au principal parti de la majorité présidentielle. À ce propos, Jacques Banangandzala marque son indignation : « Après l’échec de la transformation des Forces démocratiques unies en un grand parti national et celui de la refondation du PCT, j’avais cru à l’avènement de ce puissant instrument politique avec la tenue du 6e congrès. Or, c’était sans compter avec la survivance des pratiques monopartites et claniques. Redevenu militant à la base, j’ai pris part à quelques réunions importantes du PCT. De l’intérieur, je me suis rendu compte que le recul au niveau du parti était considérable et gravissime. Dans les années 80 en élisait déjà de manière démocratique les dirigeants du parti. Mais en 2014 par exemple, au lieu d’élection, j’ai assisté à l’imposition de nouveaux dirigeants du parti à Brazzaville ».

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