home Congo, Économie Congo : « Il n’y a pas nécessité de dévaluer le franc CFA »

Congo : « Il n’y a pas nécessité de dévaluer le franc CFA »

Le ministre d’Etat congolais chargé de l’économie, président du Comité de pilotage (COPIL) du Programme des réformes économiques et financières de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (PREF-CEMAC), Gilbert Ondongo, a déclaré mardi à Brazzaville, qu' »il n’ y a pas nécessité de dévaluer le franc CFA ».

« Le 23 décembre dernier, les chefs d’Etat de notre sous-région, les chefs d’Etat de la CEMAC se sont retrouvés en réunion extraordinaire à Yaoundé (Cameroun), …La première décision de cette réunion a été la suivante : « en l’état actuel des choses, quels que soient les problèmes, il n’y a pas nécessité de dévaluer le franc CFA », a affirmé le ministre congolais.

« Nous, Comité de pilotage, nous travaillons pour que cette décision forte des chefs d’Etat ne soit pas démentie », a déclaré Gilbert Ondongo, au cours d’une conférence de presse, à l’issue de la première réunion du PREF-CEMAC.

Le franc CFA est la monnaie utilisée par les six pays de la CEMAC (Cameroun, Congo, Centrafrique, Gabon, Guinée Equatoriale et Tchad) et certains pays de l’Afrique de l’Ouest. Arrimée à l’euro par une parité fixe (1 euro est égal à 655 F CFA) et convertible grâce à la garantie du Trésor français, cette monnaie, le franc CFA, a déjà été dévaluée en 1994.

Selon le communiqué final de cette première réunion, les membres du Comité de pilotage ont retenu les cinq piliers qui constitueront le cadre de référence à l’élaboration des programmes-pays que chaque Etat devra négocier avec les institutions de Bretton-Woods (Fonds monétaire international, Banque Mondiale), à savoir « les politiques budgétaires, la politique monétaire et système financier, les réformes structurelles, l’intégration régionale, la coopération internationale ».

« Les objectifs et mesures inhérents à chaque pilier ont été répertoriés suivant leur degré de priorité et leur terme d’application », ajoute le communiqué, précisant que « la mise en œuvre des mesures devrait être modulée en fonction des spécificités de chaque Etat membre, le COPIL a préconisé l’adoption de directives communautaires ». Cette première réunion du PREF-CEMAC a connu la participation des ministres de l’Economie, des Finances des pays de la CEMAC, du président de la commission de la CEMAC, Pierre Moussa, et du Gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), Lucas Abaga Nchama.

Le PREF-CEMAC est une initiative de la conférence des chefs d’Etat de la CEMAC tenue le 30 juillet 2016 à Malabo (Guinée Equatoriale), en vue d’apporter une réponse appropriée au choc économique dans les différents Etats de la zone, suite à l’effondrement des prix des matières premières, notamment le pétrole.

Avec Xinhua

 

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