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Congo : « Il n’y a pas d’arrestations politiques », répond Brazzaville à Washington

Thierry Moungalla
Thierry MOUNGALLA, Ministre de la Communication et des Médias Chargé des Relations avec le Parlement Porte-parole du Gouvernement

Le gouvernement de Brazzaville a affirmé vendredi qu’il n’y avait « pas d’arrestations politiques » au Congo, en réponse aux critiques américaines sur la situation dans ce pays depuis la présidentielle du 20 mars ayant permis la réélection de Denis Sassou Nguesso pour cinq ans.

« Il n’y a pas d’arrestation sans qu’il y ait un lien avec la sûreté de l’État. Il n’y a pas d’interpellations politiques », a déclaré à l’AFP le porte-parole du gouvernement congolais, Thierry Moungalla.

« M. Moungalla se trompe copieusement », a rétorqué Charles Zacharie Bowao, coordonnateur de l’IDC-Frocad, la principale plate-forme d’opposition à M. Sassou Nguesso, en citant les noms de quatre proches de candidats à la présidentielle soutenus pas cette coalition détenus pour certains depuis près de quinze jours.

« Les délais de la garde à vue sont largement dépassés », a ajouté M. Bowao à propos de Jean Ngouabi (arrêté le 24 mars), Anatole Limbongo Ngoka (arrêté le 27 mars), le colonel (en retraite) Marcel Mpika (arrêté le 31 mars), trois soutiens du général Jean-Marie Michel Mokoko (arrivé troisième à la présidentielle avec moins de 14% des suffrages), et de Mme Gaumelle Yirika, cadre du parti d’un autre candidat d’opposition, André Okombi Salissa. Selon ses proches, cette femme enceinte de 4 mois est détenue depuis le 31 mars pour délit d’opinion.

Le département d’État américain a déclaré jeudi que les États-Unis étaient « profondément déçus par le processus électoral présidentiel biaisé en République du Congo ».

Pour Washington, « en plus de nombreuses irrégularités, une vague d’arrestations de sympathisants de l’opposition après les élections a entaché un vote au déroulement par ailleurs paisible ».

Vendredi soir, M. Okombi Salissa a déclaré à l’AFP qu’il était « embastillé » à domicile par la police cernant sa résidence à Brazzaville « depuis dimanche ». Selon un de ses proches, le général Mokoko était dans une situation identique.

Disant avoir du mal à donner un chiffre précis compte tenu des difficultés à communiquer à travers le pays, M. Bowao a estimé qu' »une quarantaine à une cinquantaine » de sympathisants ou de cadres de mouvements d’opposition avaient été arrêtés « sur l’ensemble du territoire national » depuis la présidentielle.

« Le gouvernement du Congo a pris acte de la déclaration de Washington. Nous notons que les États-Unis se disent déçus de l’élection. Mais il me paraît difficile de comprendre comment les gens qui n’ont pas observé peuvent juger de la crédibilité du processus », a déclaré M. Moungalla.

« Personne n’a remis en cause l’intégrité de ce processus », a assuré le porte-parole congolais, alors que les cinq candidats à la présidentielle soutenus par l’IDC-Frocad ont qualifié de « forfaiture » les résultats officiels – validés lundi par la Cour constitutionnelle – et donnant M. Sassou Nguesso vainqueur dès le premier tour avec plus de 60% des voix.

Par l’AFP

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2 thoughts on “Congo : « Il n’y a pas d’arrestations politiques », répond Brazzaville à Washington

  1. Mais ce bougre de ministre de la communication ce prend pour un intellos il a en connaissance que la politique de ce congo n’est pas aussi vielle que celle des américains! il pense les corrigé ! Mdrrr quand vs vs mettiez a arrêté arbitrairement les opposants sans preuve concrètement parlant , des enlèvement jours et nuit , des massacres du peuple sans preuve de ninjas et vous appelé sa comment ? hein bon c’est tout a fais normal de faire la geule surtout que l’on sais que le moho nord n’est plus bénéfiques au congolais, la france s’en est bien remplie les poches pr cela que vs aviez l’audace d’aboyé sur les ordes de votre maitre …

  2. c’est tellement triste et pitoyable de voir un sudiste qui se sali seul en défendant un pouvoir illégitime comme ce-dernier,monsieur thierry moungala vous êtes naturellement intélligent mais vous avez vendu votre intélligence à prix d’argent et c’est très grave,la nécéssité des biens matériels c’est bien c’est cela la raison principale qui vous maintient dans cette classe politique car si on vous dépouillait aujourd’hui vous allez vite changer de camps comme l’on fait ceux dont vous êtes en train d’arnaquer.en tant que congolais mes convictions me démontre que n’êtes pas réellement des dirigeants qui sont à la disposition du peuple car pendant les évenements de rispostes populaire contre ce pouvoir illégitime vous primordialement vous suspendez les moyens de communication pour des raison banales que vous inventez alors que ce n’est pas toujours le cas et ainsi les forces de l’ordre soit disant et l’armée de sassou se charge de massacrer le peuple congolais.monsieur le ministre vous n’allez pas démentir ce que je viens d’évoquer et vous êtes bien conscient qu’en ce moment le pays présente un climat bizar d’où une vague d’arrestations arbitraires massives est enchainée chaque jour.mais monsieur le ministre sachez que la colère de Dieu est grande lorsqu’elle frappe au grand jour donc faites très attention à des propos que vous tenez car ils vous rattraperont sans limite

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