Congo – Devoir de mémoire : le cardinal Émile Biayenda et le président Alphonse Massamba-Débat : 38 ans après leur mort

Congo – Devoir de mémoire : le cardinal Émile Biayenda et le président Alphonse Massamba-Débat : 38 ans après leur mort
le cardinal Émile Biayenda et le président Alphonse Massamba-Débat

Le cardinal Émile Biayenda et le président Alphonse Massamba-Débat| Ph Icibrazza

Le 22 mars 1977, l’archevêque de Brazzaville, le cardinal Émile Biayenda a été assassiné. Trois jours plus tard, le président Alphonse Massamba-Débat est exécuté après avoir été condamné à la peine de mort par la Cour martiale. Deux illustres personnalités qui, trente huit ans après leur tragique disparition, marquent toujours la mémoire collective par leur humilité et leur patriotisme.

Haute figure spirituelle et humaine, le cardinal Émile Biayenda, martyr et homme de foi et d’amour a consacré sa vie pour son peuple, en s’offrant à la suite du bon pasteur pour le salut du peuple congolais. Il a ouvert un chemin de vie pour les générations congolaises d’aujourd’hui et de demain. Il a ouvert le sentier de la négation des pseudo-valeurs du monde à l’envers dans lequel végète la majeure partie de l’élite du pays.

« Le Cardinal Émile Biayenda demeure notre modèle à tous : un modèle de pureté et de profondeur spirituelle, un modèle de vérité et de véridicité devant Dieu et les hommes. Sa figure doit aider à remplir l’Église du Congo marquée par un vide caractéristique au niveau des modèles et des formes. Sa personnalité peut devenir une planche de salut pour notre pays en quête de pertinence historique. Son histoire contribuerait à convertir notre histoire nationale, notre église locale et notre vie personnelle en une saison scintillante de beauté, d’unité et de vérité en Jésus Christ », a dit Mgr Bernard Nsayi, fils spirituel du Cardinal Émile Biayenda en 2007 à Rome devant la communauté congolaise lors de la célébration du 30e anniversaire de la mort du prélat. Et d’annoncer le procès de Béatification et de canonisation du Vénérable Cardinal Émile Biayenda « La cause du Cardinal est une cause nationale et internationale. Elle concerne tous les Congolais et les Africains. Elle est une cause d’Église » a t-il ajouté.

« Le flambeau du sport africain ne s’éteindra pas »

Enseignant au Tchad et à Brazzaville, homme politique, Alphonse Massamba-Débat, né en 1921, avant de diriger le Congo de 1963 à 1968 fut député, directeur de cabinet du ministre de l’Éducation, président de l’Assemblée nationale puis membre du gouvernement. C’est sous son règne que furent organisés les premiers Jeux africains qui réunirent du 18 au 25 juillet 1965 à Brazzaville, la jeunesse africaine.

Haut moment de consolidation de l’unité africaine et d’affirmation des valeurs morales, les olympiades à l’africaine qui vont célébrer les 50 ans d’existence du 4 au 19 septembre prochain à Brazzaville sont redevables à cet homme qui, à l’ouverture des premiers JA déclarait : « Le flambeau du sport africain ne s’éteindra pas. Bien au contraire, aujourd’hui, sa flamme est à la dimension de notre continent. C’est un grand privilège pour Brazzaville que d’avoir à le brandir à ce moment historique où l’Afrique tout entière qui à maintes occasions a renié son entité, va enfin l’affirmer, le célébrer. Premiers Jeux africains ! Premiers Jeux d’une Afrique unie, libre, d’une Afrique qui dit-on danse. Mais la danse africaine est faite de transes, de foulées de bonds, d’acrobaties, de tout. L’Afrique dans sa vie de chaque jour ressemble à un immense champ olympique. Il lui manquait de rentrer en compétition avec elle-même pour se mesurer et se surpasser. Oui, à Brazzaville, le fruit de cette saine compétition, de cette émulation des peuples amis et frères, forcera à coup sûr le monde entier à mettre l’Afrique sur le piédestal. Ses fils l’ont juré. Les lucioles luiront dans la nuit en guise de feux d’artifice et les tams-tams crépiteront partout pour fêter cette victoire».

Le cardinal Émile Biayenda et le président Alphonse Massamba -Débat : deux hommes, deux personnalités, deux serviteurs de dieu, trente huit ans après leur mort sont restés des modèles de vie et d’exemples pour la jeunesse.

© Adiac-Congo


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