Congo : Des ONG lancent une campagne intitulée « Prisonniers politiques : on ne vous oubliera pas »

Général Jean-Marie Michel Mokoko (G) et André Okombi Salissa (D), candidats à la présidentielle du 20 mars 2016 au Congo-Brazzaville

Général Jean-Marie Michel Mokoko (G) et André Okombi Salissa (D), candidats à la présidentielle du 20 mars 2016 au Congo-Brazzaville

Une plateforme d’ONG, à l’initiative de l’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH), a lancé, vendredi 20 octobre, à Brazzaville, une campagne intitulée « Prisonniers politiques : on ne vous oubliera pas », en vue d’obtenir la libération de ces détenus. Il s’agit d’une centaine de détenus arrêtés, pour l’essentiel, dans la période du référendum constitutionnel de 2015 et de l’élection présidentielle de 2016. Deux candidats à cette élection en font partie, à savoir le général Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, officiellement poursuivis « pour atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat ».

Dans la petite salle de conférences de l’OCDH, les responsables des ONG venus prendre part au lancement de la campagne ont arboré chacun, sur son visage, un bandeau sur lequel on pouvait lire l’intitulé de cette campagne initiée par l’OCDH que dirige Trésor Nzila.

« Nous avons décidé de lancer cette campagne de sensibilisation et de mobilisation, campagne intitulée « Prisonniers politiques : on ne vous oublie pas ». Chaque vendredi, jusqu’au 16 mars 2018, nous allons publier une affiche d’un prisonnier politique. Cette campagne commence avec le général Jean-Marie Michel Mokoko. Pour nous, ce dernier est la figure la plus emblématique de la répression contre les opposants au Congo », a-t-il déclaré.

Une centaine de prisonniers environ

Les prisonniers politiques, estimés à une centaine dont les ONG demandent la libération, ont été essentiellement arrêtés dans la période du référendum constitutionnel de 2015 et de l’élection présidentielle de 2016.

« C’est une question politique voilà pourquoi nous les appelons les prisonniers politiques. Le procureur de la république n’a pas le pouvoir pour libérer ces gens-là. C’est donc le gouvernement qui a le dernier mot pour rendre la liberté à ces gens-là », a affirmé Trésor Nzila.

Très souvent les autorités répètent que le pays ne compte aucun prisonnier politique, mais seulement des prisonniers de droit commun.

Par RFI


 
 

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