Congo : des médias reçoivent le soutien du ministre Thierry Moungalla

Congo : des médias reçoivent le soutien du ministre Thierry Moungalla

Le ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du gouvernement, Thierry Lézin Moungala,  a échangé du 9 au 10 août avec les agents des organes de presse publics et privées de la place. Il a offert du matériel aux deux chaînes d’État, notamment  Radio Congo Pointe-Noire (RPN) et à Télé Congo Pointe-Noire-Kouilou, communément appelée Télé Pointe-Noire (TVPN), en vue de renforcer leurs équipements et leurs capacités opérationnelles.

Outre ces deux organes d’État qui l’ont reçu le premier jour, Thierry Lézin Moungala a aussi visité les médias privés, à savoir la Radio La Voix de l’Orthodoxie (LVO), MCR TV (Média Concept Radio Télévision), TPT (Télé Pour Tous), la Radio du Centenaire et DRTV (Digital Radio Télévision). Cette visite, la première que le ministre a effectuée depuis sa prise de fonction à la tête du ministère de la Communication était très attendue. Elle intègre le cadre d’une tournée d’inspection et d’immersion entamée à Brazzaville et interrompue par les grands évènements que le pays a connus (dialogue de Sibiti, référendum, élection présidentielle…).

En effet, partout où le ministre est passé,  il a commencé par présenter des excuses du fait de cette absence dû à ses fonctions de porte parole du gouvernement qu’il a été appelé a régulièrement assumé pendant lesdits évènements. « Ma nomination est intervenue à un moment très politique du pays. J’ai été plus porte-parole du gouvernement que ministre de la Communication. Mais maintenant j’attends assumer  pleinement et véritablement mes fonctions de ministre de la Communication», a-t-il dit..

Du matériel pour les chaînes publiques

Conscient des difficultés auxquelles sont confrontées les chaînes de radio et télévision publiques de la place, le ministre n’est pas arrivé les mains vides. Il a remis un important don de matériel pour renforcer leurs équipements et leurs capacités opérationnelles.

La TVPN a reçu un don composé de:  un caméscope, un mélangeur vidéo digital, un distributeur vidéo, un distributeur audio,  une paire des enceintes amplifiées, une batterie rechargeable de grande capacité, un chargeur de batterie, quatre casques audio NDR 1505, deux microphones dynamiques, une carte mémoire SxS 32 gigas, deux pieds de micro sol, un kits de câbles vidéo,  deux tourelles XLR de 100 mètres de longueur chacune. Pour la radio, il s’agit de : un groupe électrogène de 15 KVA, deux lecteurs CD, un mélangeur audio, une paire des enceintes amplifiées, quatre casques audio et un lot de 400 CD.

En plus de ce matériel, chaque chaîne a bénéficié d’une enveloppe de deux millions de francs CFA. Concernant la radio, le ministre a précisé que la priorité était sa réhabilitation, la moitié de cette somme sera consacrée aux travaux de peinture. Les dons ont été symboliquement reçus par Pélagie Alice Miassouamana Bouetoumoussa, directrice interdépartementale de TVPN, et  Abel Moe Coubound, directeur interdépartemental de RPN. Cette visite a permis au ministre de se rendre lui-même compte des mauvaises conditions de travail des agents de l’État et de la vétusté du matériel utilisé, contrairement à ceux des organes privés où on trouve du matériel professionnel et performant ainsi que des locaux et des conditions de travail acceptables avec des moyens logistiques opérationnels. Les salles sont tellement exiguës dans les médias d’État que le ministre a été obligé de communiquer avec les agents en plein air.

L’intégration des pigistes doit obéir à trois critères

Plusieurs préoccupations ont été émises au cours des échanges du ministre avec ces agents. Il s’agit notamment du problème de l’intégration des pigistes à la Fonction publique, la vétusté des locaux et du matériel, la mauvaise qualité de l’émetteur de la RPN, le manque de moyens logistiques à la TVPN et sur les Capa.

De son côté, le ministre a été agréablement surpris de constater une richesse des médias à Pointe-Noire : « Il y a une diversité de médias dans leur format, dans leur contenu, mais toujours et partout beaucoup de jeunesse, de compétence, de dynamisme», s’est il réjoui. Répondant aux différentes préoccupations, il a informé qu’en ce qui concerne l’intégration à la Fonction publique des pigistes, un quota de 45 places a été accordé au ministère de la Communication. Mais en tenant compte du nombre important desdits pigistes, il plaidera pour une augmentation dudit quota. Cette intégration devra obéir à trois critères, notamment l’ancienneté, les charges familiales et la nature du poste occupé. Pour ce qui est du matériel et des bâtiments des chaînes d’État, d’autres dons suivront, les locaux seront réhabilités et des nouvelles constructions seront peut être réalisées. En outre, une commission sera mise en place pour regarder la question sur les Capa.

Un fort besoin de formation exprimé

Outre ces aspects concernant particulièrement les organes publics, les préoccupations dans l’ensemble ont plus porté sur le manque de formation pour les agents des organes de la place. Il faut ajouter à cela le problème du statut particulier du journaliste, l’insuffisance de moyens financiers, la nécessité d’harmoniser la grille tarifaire de publicité et des annonceurs ainsi que la connexion ou l’inclusion des médias au processus numérique de la TNT (Télévision numérique terrestre). Pour la formation des agents, l’État s’attellera à trouver les conditions de la mise en place d’une formation pérenne d’abord ici au pays ensuite avec la coopération internationale, que ce soit le système des Nations unies ou des partenaires bilatéraux qui nous proposent des solutions de formation. Il a aussi informé du projet de création d’un institut de formation aux métiers  de la communication en partenariat avec l’Unesco. «Nous pensons que ce projet  aboutira et qu’il répondra en grande partie à ce besoin d’augmentation de capacités», a signifié le ministre.

S’agissant de l’insuffisance des moyens financiers, il a indiqué : « L’État doit réfléchir aux conditions de financement pérenne des activités des médias». Pour la grille tarifaire, des moyens seront trouvés pour drainer les ressources publicitaires et les annonceurs de manière équitables.  Quand à la TNT, Thierry Moungala a expliqué que le but en la matière n’est pas de faire la technologie pour la technologie, mais de faire une technologie qui réponde au pouvoir d’achat du Congolais, donc une technologie accessible à tous. Il a souligné : « Le progrès technologique n’est pas forcément un progrès social mais l’État veut que cela soit un progrès social et faire de sorte que la technologie ne soit pas à l’origine d’une rupture dans l’accès égalitaire aux médias»  Par ailleurs, le ministre a insisté sur le rôle des médias dans une démocratie en construction comme celle du Congo. En outre, les responsables et les agents des médias privés, dont certains recevaient pour la première fois un ministre de la communication, se sont dits heureux de voir qu’il s’intéresse aussi à eux.

Lucie Prisca Condhet N’Zinga

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