Congo : Des cotisations sociales en faveur des chauffeurs de taxis et de bus

Congo : Des cotisations sociales en faveur des chauffeurs de taxis et de bus
Des cotisations sociales en faveur des chauffeurs de taxis et de bus

Des cotisations sociales en faveur des chauffeurs de taxis et de bus

Toutes personnes exerçant cette activité est invitée à s’immatriculer à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) afin de bénéficier des avantages qu’offre cet établissement public à tout travailleur de la fonction publique comme du privé.

Plus besoin de passer par le patron, les conducteurs peuvent s’affilier individuellement à la CNSS par une assurance volontaire. Ils auront droit, dès qu’ils sont immatriculés par exemple, à l’allocation familiale, au soin. Et s’ils cotisent pendant un certain nombre d’années, ils auront droit à la pension.

La CNSS a lancé depuis le 28 mars dernier, une campagne d’adhésion volontaire pour les chauffeurs de taxis et bus. Le jour du lancement, 5 chauffeurs ont été immatriculés et deux autres ont débuté avec les cotisations sociales. La CNSS estime le nombre de ces conducteurs à 12000 répartis entre Brazzaville et Pointe-Noire.

La campagne vise à encourager les chauffeurs à s’affilier à la CNSS afin d’améliorer leurs conditions ainsi que celles de leurs familles, notamment en ce qui concerne les prestations familiales, en cas de vieillesse ; la prise en charge en cas d’accident de travail et de maladie professionnelle.

« La CNSS entend, à partir de ce jour, valoriser leur profession en leur octroyant tous les avantages qu’accorde le régime », a déclaré le directeur général de la CNSS, Evariste Ondongo, lors du lancement de la campagne.

Durant trois mois, la CNSS va se déployer sur le terrain mais en attendant, les agences du Centre-ville, Bacongo et Moungalli sont ouvertes pour cette opération de portée nationale. Aussi pour leur faciliter le travail, la CNSS entreprend aller vers eux à travers des stands qui seront placés dans des endroits très fréquentés par cette cible. Un numéro vert, 053404044 est ouvert pour tout renseignement.

Des explications recueillies : la procédure a été simplifiée tenant compte de la nature et des spécificités de cette activité. Il suffit d’avoir une pièce d’identité telle sa carte nationale ou son permis de conduire plus un acte de naissance. L’opération se fait sur place en moins d’une heure.

En effet, cette catégorie professionnelle, engrange beaucoup d’argent dépassant le salaire minimum garanti (SMIG). Aussi, la CNSS a voulu réparer une injustice. À l’époque, les chauffeurs cotisaient à la CNSS, malheureusement cela avait été mal agencé car c’est le patron qui payait. Aussi, ce corps de métier est très volatil étant donné la difficulté de garder un chauffeur durant une année. Par ailleurs, la CNSS de son côté n’était pas bien outillée du point de vue informatique.

« (…) nous avions du mal à les suivre là où ils allaient. De facto, nous n’avons pas pu leur donner les prestations qu’ils faillaient. Maintenant, nous pouvons rattraper ces manquements avec notre réseau informatique bien outillé où l’on peut gérer des comptes individuelles comme en banque », a expliqué un administrateur à la CNSS.

Actuellement, la sécurité sociale est réservée au fonctionnaire, aux travailleurs régis par le code de travail et les sociétés qui ont pignon sur rue. Il est constaté qu’il y a une part énorme de ceux qui exercent des activités qui ne sont pas pris en compte en terme de pension et de rente, tels les chauffeurs de taxis et bus, les femmes de ménages, les vendeurs à l’étalage et dans débits de boisson, etc.

Cette campagne s’étendra à d’autres catégories socio-professionnelle si l’expérience s’avert concluante. Elle s’inscrit dans l’optique de l’instruction du président de la République qui veut d’une sécurité sociale pour tout le monde. La CNSS veut aussi faire bénéficier les bonnes tendances qu’elle présente depuis presque 8 ans.

Entre temps, aux concernés de saisir la balle au bond car les quelques chauffeurs interrogés par les Dépêches de Brazzaville, beaucoup louent l’initiative car n’ayant pas de congtrfat de travail avec leur patron, ils sont foulés au pied. ils souhaitent que l’information circule ne sachant comment procéder à cette imatriculation.

© Adiac-Congo


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