home Brazzaville, Congo, Politique Congo – Débat sur la Constitution : les Eglises de réveil se mobilisent pour le changement

Congo – Débat sur la Constitution : les Eglises de réveil se mobilisent pour le changement

Le pasteur Eddy Firmin Ngodouma
Le pasteur Eddy Firmin Ngodouma

Les Églises de réveil regroupées au sein du Rassemblement  chrétien (Rach) que préside Eddy Firmin Ngodouma s’engagent à contribuer à la consolidation de la paix et au développement socioéconomique du Congo en s’impliquant dans la recherche de solution aux problèmes qui concernent la nation. Le Rach se propose d’être  un cadre de réflexion et de propositions. Dans une interview exclusive aux Dépêches de Brazzaville, le Président du Rach a indiqué que son organisation soutient le changement de la Constitution du 20 janvier 2002, dans le but, a-t-il insisté, d’insérer dans la prochaine loi fondamentale des dispositions qui garantiront l’épanouissement des Églises de réveil.

Les Dépêches de Brazzaville : Pouvez-vous nous dire les principales motivations du Rach de s’impliquer dans la dynamique du changement de Constitution ?

Eddy Firmin Ngodouma : Avant de répondre à votre question, je tiens à vous dire que le Rach est composé de près de trois cents Églises de réveil reparties sur l’ensemble du territoire national. Nous avons pensé que si l’Église s’exclut de la gestion de la cité, elle est démissionnaire. Nous voulons d’une Église qui réponde aux multiples besoins des populations, surtout dans ses rapports avec la vie politique nationale. Les serviteurs de Dieu que nous sommes, avons la mission de gérer les hommes et de les orienter.

LDB : Comment allez-vous procéder pour amener vos adeptes à soutenir cette idée de changement de Constitution qui ne fait pas l’unanimité ?

E.F.N : Nous procédons toujours par l’évangélisation en axant notre message sur la nécessité de maintenir la paix et l’unité nationale. Dans un deuxième temps, nous faisons comprendre à nos adeptes que les lois congolaises ne reconnaissent pas les Églises de réveil comme entités sociales indispensables. À cet effet, nous allons nous battre pour que dans la prochaine loi fondamentale, les autorités puissent octroyer un statut précis à nos organisations qui constituent parmi tant d’autres des entités dynamiques de la société civile. Je vous assure que nous avons assez d’arguments pour amener nos adeptes à comprendre le bien- fondé de notre démarche.

LDB : De quoi avez-vous parlé lors de votre rencontre du 7 février dernier au Palais des congrès de Brazzaville ?

E.F.N : Au cours de ces retrouvailles, nous avons dit à nos adeptes que l’Église ne doit plus s’enfermer dans les quatre murs des temples. Elle doit sortir en public et donner son point de vue sur les problèmes de la nation. Nous leur avons dit que dans le débat sur le changement de Constitution qui se déroule actuellement, il n’y aura ni de vainqueurs ni de vaincus. Le seul bénéficiaire de ce passage d’une République à une autre, est la nation congolaise.

LDB : Ne craignez-vous  pas des critiques du genre la religion ne doit pas se mélanger à la politique ?

E.F.N : À mon humble entendement, je sais que Dieu est le premier gestionnaire de la cité. Et la politique, c’est l’ensemble des stratégies qui consistent à gérer la cité. Donc, vous comprenez bien que si les serviteurs de Dieu se disent être à l’écart de la marche de la société, ils deviennent suicidaires et dangereux. C’est vrai que les hommes politiques veulent nous écarter dans la gestion de la chose publique comme si les serviteurs de Dieu sont des esprits. Et pourtant, nous faisons partie de la société congolaise au même titre qu’eux.

LDB : Les tenants de NON pensent que les partisans du OUI veulent du maintien au pouvoir de l’actuel président de la République, Denis Sassou N’Guesso. Ne craignez-vous pas d’être classé dans cette dernière catégorie ?

E.F.N : Un peu plus haut, j’ai évoqué les raisons qui ont motivé notre démarche. Elle est impersonnelle. Nous pensons que nous sommes compris par plusieurs congolais, parce que les serviteurs de Dieu sont des visionnaires. Nous voulons aménager le statut des Églises de réveil à travers le changement de Constitution. Les humains sont des passagers sur la terre et l’Église demeure éternellement.

LDB : Quel est le message que vous adressez au peuple congolais ?

LDB : Je profite de cette occasion pour lancer à tous les congolais un message pour  la consolidation de la paix. J’ai compris que les Congolais aiment leur pays par l’intérêt qu’ils accordent à ce débat sur le changement de  Constitution. Nous devons conserver les acquis de la paix et militer pour l’unité et la concorde nationales. Ce sont des précieux biens de Dieu.

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