Congo-crise du Pool : Sassou Nguesso reconnaît le manque de soutien logistique pour neutraliser le pasteur Ntumi et ses sbires

Le président congolais, Denis Sassou Nguesso

Le président congolais, Denis Sassou Nguesso

Au sujet de la guerre qui paralyse le département du Pool (sud) depuis avril 2016, le président congolais, Denis Sassou Nguesso a reconnu, en sa qualité de Chef suprême des Armées, le manque de soutien logistique aux troupes présentes sur le terrain des hostilités afin de neutraliser le chef de la rébellion, le pasteur Ntoumi et ses ninjas nsiloulous.

«Le soutien logistique n’a pas été au rendez-vous du fait des difficultés financières que traverse le pays », a reconnu le numéro un congolais, lors du réveillon d’armes du 31 décembre dernier à Brazzaville.

Denis Sassou Nguesso qui a tout de même félicité la force publique «pour la bonne tenue des troupes», malgré les difficultés logistiques, a placé 2018 sous le signe de la continuité des efforts entrepris et réalisés en 2017, tout en les amplifiant davantage pour le bonheur du Congo, notamment le renforcement des capacités des éléments de la force publique, la discipline, la collaboration entre la force publique et la population pour bien préserver la paix, la sécurité et la stabilité du pays, le respect des engagements pris au niveau national et ceux pris avec les pays amis.

Pendant plus d’un an, le département du Pool a été un véritable bourbier pour les forces gouvernementales.

Leur intervention n’a pas réussi à neutraliser le chef de la rébellion, le controversé pasteur Ntoumi, personnage aussi craint qu’imprévisible, 51 ans, et sa milice privée (ninjas nsiloulous) qui ont pris volontairement et de façon délibérée les armes contre la République.

Toutefois, les civils ont payé le prix fort de la guerre et des délires mystiques de Ntoumi.

Et le Pool, région pauvre et délaissée, reste traumatisé par les violences. L’essentiel des combats se déroule à huis clos, sans journalistes et sans humanitaires. Et certains villageois, on ignore combien, vivent reclus dans ces zones, comme pris en étau. D’autres, 20 000 au minimum, estiment les ONG, ont fui dans les départements voisins.

Pour tenter de dompter ce religieux, un accord de cessez-le-feu et de cessation des hostilités a été signé le 23 décembre dernier à Kinkala (sud) entre le gouvernement congolais qui refusait auparavant de «négocier avec les terroristes » et le représentant de l’ex délégué général chargé de la promotion des valeurs de paix et de la réparation des séquelles de guerre.

Une manière pour le gouvernement certainement de mieux contrôler l’illuminé et surtout de ramener la paix durable dans la région et le sourire aux réfugiés.

Germaine Mapanga 

Les Echos du Congo Brazzaville

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