Congo – Consommation : les bouteilles à risque pour la santé

Les bouteilles plastiques que certains commerçants utilisent comme emballage des aliments liquides © Capture d’écran Vox TV

Les bouteilles plastiques que certains commerçants utilisent comme emballage des aliments liquides : l’eau glacée, le gingembre, le bissap…viennent notamment des poubelles d’Averda. La santé des consommateurs est ainsi mise en danger.

A Brazzaville, Pointe-Noire et bien d’autres localités du pays, le ramassage de bouteilles plastiques usées pour ensuite être commercialisées devient monnaie-courante. Plusieurs jeunes, en effet, mettent la main dans les bacs à ordures de la compagnie d’assainissement Averda pour en rechercher. Or, ces bouteilles usées sont au contact avec des déchets de toutes sortes pleins de bactéries. Aux célébrations des mariages, anniversaires et autres fêtes, ils ramassent celles qui sont jetées à terre. Les femmes sont aussi impliquées pour le second cas de figure. Une fois les sacs remplis, les bouteilles sont commercialisées auprès des vendeurs d’eau glacée, de gingembre, de bissap, de yaourt…

Les conditions de leur nettoyage ne répondent à aucune norme de protection de la santé alimentaire. Les produits liquides emballés et mis en vente atteignent un grand nombre de consommateurs. Ainsi se pose un grand problème de santé publique puisque la probabilité est forte que l’eau glacée, le bissap, le yaourt, le gingembre et d’autres aliments liquides qui y sont emballés soient contaminés.

Selon l’Organisation mondiale de la santé, les enfants de moins de 5 ans sont exposés à un risque élevé de contracter des maladies d’origine alimentaire (cent vingt-cinq mille enfants en meurent chaque année). La charge de cette morbidité est due à trente-et-un agents pathogènes, bactéries, virus, parasites, toxines et produits chimiques.

Les maladies diarrhéiques, le choléra, la fièvre typhoïde, l’hépatite A et plusieurs autres pathologies sont d’origine alimentaire. A dire vrai, il n’y a pas que des enfants qui souffrent de ces maladies même si le taux de morbidité est plus élevé chez les moins âgés.

Par ailleurs, lorsqu’une grande partie de la population est contaminée par des maladies comme le choléra, ce sont les pouvoirs publics qui font mains et pieds pour acquérir des médicaments, sinon de vaccins dans certains cas, pour des campagnes à grande échelle. Ce sont alors des sommes colossales qui sont déboursées pour y parvenir. Il est donc mieux de prévenir plutôt que de guérir à coup de milliards.

Rominique Makaya

Adiac-Congo

Adiac-Congo

L’Agence d’information d’Afrique Centrale


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