Congo – Brazzaville : Une manifestation des étudiants dispersée par la police à Bayardelle

Congo – Brazzaville : Une manifestation des étudiants dispersée par la police à Bayardelle

La Faculté des lettres et des sciences humaines (FLSH) a connu une matinée agitée le 20 février suite à une intervention quelque peu musculeuse des agents de la police qui ont fait irruption dans l’enceinte de Bayardelle pour disperser les étudiants qui réclamaient le paiement de la bourse

Alors que les examens sont prévus dans quelques semaines, l’université Marien-Ngouabi est en passe d’entrer dans une nouvelle phase d’incertitude après une année académique (2015-2016) compliquée. En effet, les étudiants réclament le paiement de la bourse du 4e trimestre 2016 et le lancement de la nouvelle campagne de dépôt de dossiers, en vue de l’attribution et du renouvellement de la bourse au titre de l’année 2017.

Selon un responsable du Mouvement des élèves et étudiants du Congo (MEEC), section de Bayardelle, que nous avons joint au téléphone, la grève ainsi déclenchée lundi va se poursuivre dans les autres établissements de l’Université Marien-Ngouabi. Il déplore, cependant, l’interpellation de trois de ses collègues par la force de l’ ordre.

L’intervention des éléments de la police dans l’enceinte de Bayardelle avec des bombes lacrymogènes a laissé un goût amer du côté du personnel administratif et enseignant. En effet, des passants et autres usagers ont assisté, d’après les témoignages, au sauve-qui-peut des étudiants où certains auraient même escaladé les murs pour se mettre à l’abri. Jusqu’à environ 10h, l’accès à la voie menant à Bayardelle était interdit aux piétons. Cette pyschose a atteint l’amphithéâtre « le Phénotype », situé à quelques encablures de Bayardelle, où des étudiants s’étaient regroupés  devant et à l’ intérieur de l’établissement pour suivre l’évolution de la situation.

« Je suis venu nettoyer mon bureau, mais les policiers m’ont pulvérisé des gaz lacrymogènes. J’ étais obligé de rentrer chez moi, car je ne pouvais plus travailler. Ce n’est pas pour la première fois que cela arrive. Une fois, nous avions aperçu un policier  qui poursuivait un étudiant à l’étage avec une arme en main. Que l’ on sache que si les étudiants sont en grève, nous le sommes également par ricochet », s’est plaint un agent de l’université.   

Parfait Wilfried Douniama

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