home Brazzaville, Congo Congo : Brazzaville prise au piège de pluies diluviennes

Congo : Brazzaville prise au piège de pluies diluviennes

Un taxi emporté par la puissance des eaux dans la Tsiémé| Adiac
Un taxi emporté par la puissance des eaux dans la Tsiémé| Adiac

La pluie qui s’est abattue dans la nuit du 14 au 15 mars a occasionné de nombreux dégâts matériels dans certains quartiers de Brazzaville, notamment dans la partie nord de la ville

Des maisons englouties, des toits emportés, des voitures prises au piège par le sable, certaines artères menacées de coupure, ralentissant la circulation, tel est le visage que présentent certains quartiers des arrondissements 6e Talangaï et 9 Djiri, en cette matinée du 15 mars. Le plus gros dégât est signalé au quartier Makabandilou, où la route nationale n°2 est à moitié coupée et certaines habitations situées le long de la route se sont écroulées. Près d’une dizaine de voitures se sont embourbées et d’autres renversées dans les caniveaux par la puissance des eaux et du sable.

Toujours dans le 9e arrondissement, précisément au quartier Massengo, certaines rues et avenues sont devenues impraticables. Ce tableau crédite les cris d’alarme lancés récemment par les riverains, à l’image de l’avenue qui mène vers la station terrienne Mongouni. L’on parle également de pertes en vies humaines dans cet arrondissement.

A Talangaï, comme cela est devenu une tradition depuis quelques années, le pont de Mikalou n’a pas dérogé à la règle. Même si les gens ne sont pas transportés dans des brouettes pour franchir les eaux débordantes de la rivière, comme depuis un certain temps, l’on note tout de même la montée de sable, empêchant la circulation des personnes et des véhicules. Des voitures sont également prises au piège, certaines se trouvent renversées dans la rivière Tsiémé. A quelques encablures de là, la circulation par voiture sur la rue Luanda menant au quartier Jacques-Opangault est rendue impossible à cause de l’ensablement, laissant la place aux motos Djakarta qui, depuis ce matin, font des recettes.

Rappelons que les pluies des 2 et 3 mars derniers avaient fait huit morts dans les quartiers sud et ouest de la ville, notamment à Mfilou et Makélékélé. Les familles endeuillées ont reçu une assistance financière de l’Etat, à travers la direction générale de l’action humanitaire. Le gouvernement avait, quant à lui, décidé en conseil des ministres du 23 décembre 2015, d’octroyer au ministère des Affaires sociales, de l’action humanitaire et de la solidarité, une enveloppe d’environ un milliard FCFA, afin de faire face aux besoins humanitaires créés par des intempéries, inondations, érosions et autres catastrophes naturelles. Cette somme ne serait pas décaissée jusqu’à présent.

Par ailleurs, les travaux d’assainissement des rivières Tsiémé, Kélé-Kélé, Mpila et Mfilou annoncés depuis comme seule solution à ces désastres récurrents tardent à démarrer.

Parfait Wilfried Douniama

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